«Aznavour autobiographie»: non, il n’a rien oublié 

Photo: ICI Télé

Porté par sa légende, Charles Aznavour a parcouru le monde une caméra vissée à la main pour capturer les coulisses de sa vie d’artiste jet-setter. Le réalisateur Marc di Domenico a pu plonger dans ces précieuses archives tandis qu’il suivait le chanteur, aussi acteur, pendant les dernières années de sa vie, telle une ombre bienveillante. En résulte une touchante biographie à quatre mains qui tombe à point puisqu’on soulignera le 1er octobre le premier anniversaire de sa mort.

« La mémoire, c’est la plus belle chose qui existe au monde », laissera filer Charles Aznavour au détour d’une conversation badine avec un ami croisé dans les coulisses d’un de ses innombrables spectacles. Cette phrase en dit long sur le rapport engagé à la vie — et à tout ce qu’elle recèle de contacts humains et de beautés multiples — du monument franco-arménien. On le sent encore plus intensément à travers les clichés et vidéos de sa main, qui dévoilent un œil toujours en éveil, complice et prompt à l’émerveillement.

Témoin privilégié de ce déballage, Marc di Domenico a tiré, en parallèle, des confidences touchantes, tantôt tendres, tantôt pétillantes d’humour au fil de ses tournages avec la légende. Le mélange entre archives et confessions est délicatement exécuté. C’est intime, livré avec un voile de distance trahissant une focale tout sauf désinvolte. Aznavour se révèle en effet un redoutable mémorialiste de sa vie plus grande que nature dont on pourra aussi rattraper un des derniers grands jeux à la scène le 14 en octobre prochain à Artv.

Aznavour autobiographie

Radio-Canada, les samedis 28 septembre et 5 octobre à 22 h 30, RDI, les 1 et 2 octobre à 20 h, et le 7 octobre à 20 h 30