Sur vos écrans: du numérique au traditionnel

L'animateur Sébastien Diaz recevra chaque jour des gens de divers horizons pour la nouvelle émission de divertissement de Radio-Canada, «On va se le dire».
Photo: ICI Radio-Canada L'animateur Sébastien Diaz recevra chaque jour des gens de divers horizons pour la nouvelle émission de divertissement de Radio-Canada, «On va se le dire».

Parler pour parler, en ligne et en direct

 

Après six ans d’Entrée principale, la dernière émission de divertissement produite en interne à Radio-Canada, la chaîne publique propose une nouvelle quotidienne de variétés de fin d’après-midi, produite cette fois par France Beaudoin et Pamplemousse médias, où il sera toujours question de sujets d’actualité, mais dans une formule plus interactive.

L’animateur Sébastien Diaz recevra chaque jour des gens de divers horizons (professionnels, experts, militants, artistes, journalistes et gens « ordinaires ») pour débattre de questions d’actualités plus ou moins « chaudes » et « sérieuses ». Le cours de l’émission sera influencé par ce qu’il se passera en direct sur le site Internet de l’émission, affiché sur un écran géant sur le plateau de l’émission. Ce tableau en activité constante permettra des interactions avec le public à travers les réseaux sociaux et avec d’autres intervenants qui pourront participer à la conversation, peu importe où ils se trouvent dans le monde. On a bien hâte de voir comment toute cette mécanique technologique se déploiera en direct, et en quoi l’écoute de cette émission pourra toujours être intéressante en rediffusion le lendemain matin, sans possibilité de participation des téléspectateurs…


On va se le dire
Radio-Canada, du lundi au vendredi, 16 h, en rediffusion le lendemain à 9h 30
 

Deuxième chance à l’écran traditionnel

 

Encore cet automne, des séries de fiction qui ont d’abord été diffusées sur des plateformes de visionnement en continu, payantes ou non, et associées aux chaînes généralistes ont droit à une « deuxième chance » auprès d’un public plus large. Ainsi, cette semaine seulement, TVA entame la diffusion du thriller psychologique Les honorables (mardi, 21h). Saluée par la critique et très courue lors de sa mise en ligne en janvier dernier, la série raconte les conséquences du meurtre de la fille d’un ex-couple de juges, incarné par Patrick Huard et Macha Grenon, suite à l’acquittement du présumé coupable de ce crime. On reste dans le sombre drame avec la diffusion à Radio-Canada (mercredi, 21h) de l’adaptation du récit autobiographique de l’actrice Ingrid Falaise sur son expérience de violence conjugale, Le monstre, jusqu’alors accessible uniquement aux abonnés payants de Tou.tv. Télé-Québec suit un peu cette mode, même si sa fiction jeunesse Clovis (vendredi, 11 h, rediffusion les lundis, 18 h 30), une production dérivée de la défunte comédie familiale Conseil de famille, était offerte gratuitement sur sa plateforme en ligne.

 

L’île déserte de LaBute

 

On est très curieux de jeter un œil à la nouvelle création du dramaturge et cinéaste Neil LaBute, qui s’est fait connaître au tournant du siècle pour son propos mordant sur les relations hommes-femmes dans ses adaptations filmiques de ses pièces (In the Company of Men, The Shape of Things). Il poursuit ainsi un virage télé entrepris en 2016 avec son adaptation des romans graphiques d’horreur fantastique Helsing, avec cette série de science-fiction qui fait penser à la série culte Lost, mais en version plus glamour… On y suit dix personnes qui se retrouvent mystérieusement sur une île déserte « hostile » et qui ont complètement perdu la mémoire, mais qui auraient participé à un festival musical réservé à une certaine élite, du genre de ce qu’aurait eu être le sinistrement célèbre Fyre Festival. Si cette production est de la même eau que les meilleurs crus de son créateur, ça risque d’être drôlement cynique…


The I Land
Netflix, dès jeudi

Le visionnement en continu

Cette minisérie en huit épisodes s’inspire de l’histoire bien réelle rapportée dans un article primé aux prix Pulitzer, « An Unbelievable Story of Rape ». On y suit l’enquête de deux inspectrices dans des régions éloignées l’une de l’autre (Toni Collette et Merritt Wever) qui font équipe pour arrêter un violeur par effraction (qui entre dans le domicile de ses victimes) en série. La présence au générique des cinéastes Susannah Grant (scénariste d’Erin Brochovich) comme auteure-productrice et Lisa Cholodenko (Laurel Canyon, The Kids Are All Right) est un autre atout de cette nouveauté intrigante.

Unbelievable
Netflix, dès vendredi


Quand une œuvre prend vie…

Après la très risible série politique Marseille et la très moyenne série romantique Plan cœur, voilà une nouvelle production originale française de Netflix, qui, on l’espère, sera plus convaincante. La bande-annonce, seul extrait de cette fiction d’horreur disponible au moment où ces lignes étaient écrites, laisse croire que cette histoire d’écrivaine en congé (Victoire du Bois, vue dans Call Me by Your Name) qui se fait terroriser par des personnages qui prennent vie, dont une méchante sorcière prénommée Marianne, saura au moins nous faire un peu peur….

 

Marianne

Netflix, dès vendredi

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