Sur vos écrans: la jeunesse à l’honneur

On se rend bien vite compte que «My Mad Fat Diary», en plus d’être basée sur une histoire vraie, est loin d’être une autre de ces séries remplies de clichés.
Photo: CBC Gems On se rend bien vite compte que «My Mad Fat Diary», en plus d’être basée sur une histoire vraie, est loin d’être une autre de ces séries remplies de clichés.

La programmation de CBC Gem met l’accent cet été sur les jeunes adultes (JA), celle-ci lançant près d’une dizaine de nouvelles séries qui leur sont destinées sur sa plateforme de visionnement en continu anglophone — en voici notre sélection.

Une adolescence folle, folle, folle

 

L’adolescence, c’est éprouvant, surtout pour une jeune fille ; il existe d’ailleurs une bonne quantité de créations qui se lancent dans l’exploration de ce thème, parfois jusqu’à en devenir horriblement cliché et redondant, s’éloignant presque entièrement de la réalité. Au premier coup d’oeil, la série britannique My Mad Fat Diary a l’air de suivre la même route désespérée, racontant les tribulations de Rae Earl, adolescente en surpoids du Lincolnshire aux prises avec des troubles mentaux au milieu des années 1990. Venant de passer quatre mois dans un hôpital psychiatrique, elle tente de réintégrer sa vie de routine malgré l’anxiété qui l’habite… et c’est loin d’être facile.

On se rend bien vite compte que My Mad Fat Diary, en plus d’être basée sur une histoire vraie, est loin d’être une autre de ces séries remplies de clichés, et c’est en grande partie grâce à Sharon Rooney, qui interprète le personnage principal — et surtout, sa lutte contre la maladie mentale — avec brio et authenticité. La série aborde plusieurs autres défis personnels (ceux de Rae, mais aussi de son entourage) et questions de société à travers ses trois saisons, et arrive à surprendre avec ses tournures plus réalistes que ce à quoi on s’attendait.


My Mad Fat Diary
CBC Gem, 2e saison dès le 19 juillet, 3e saison dès le 23 août

 

Papier fatal

 

L’origami, on connaît. Cet art ancestral d’Asie, dont la tradition japonaise a été répandue à travers l’Occident, est fascinant dans sa simplicité : la création de formes complexes avec comme seul outil une feuille de papier. Et si l’on en faisait… des armes ? C’est le pari (très, très ambitieux, on s’en doute) de Warigami, une série originale de CBC Gem disponible dès maintenant sur la plateforme.

À travers de courts épisodes de douze minutes, l’histoire se déroule dans un monde où existent des kami-jin, des guerriers capables de transformer du papier en armes mortelles redoutables — et l’une d’entre elles, la jeune Wendy Ohata, vient enfin d’apprivoiser ses habilités… et se découvre un frère jumeau, Vincent, qui, lui, n’a aucune idée de l’héritage ancestral de sa famille. Ou même qu’il ait de la famille autre que ses parents, décédés il y a des années. Le pari de Warigami est-il réussi ? Difficile à dire, mais la diversité illustrée à l’écran et l’humour des personnages parviennent à charmer malgré tout.


Warigami
CBC Gem, dès maintenant
Photo: CBC Gems

 

Vivre-ensemble britannique

 

Qu’arriverait-il si deux écoles secondaires aux profils démographiques complètement opposés se réunissaient dorénavant dans un seul et même établissement ? C’est le scénario de la série britannique Ackley Bridge, où la réunion d’écoles tente de mettre fin à des années de ségrégation raciale dans cette petite communauté du Yorkshire, bien qu’elle fût motivée par des compressions de la part du gouvernement local. C’est ainsi qu’Ackley Bridge College réunit les enfants des communautés pakistanaise et anglo-saxonne de la ville, ainsi que tous les enjeux du vivre-ensemble qui viennent avec. La série ne s’empêche pas de souligner les différences culturelles entre les deux communautés, mais sans tomber dans le cliché raciste ni avoir recours à des préjugés pour démontrer ces différences. On retrouve aussi de beaux (et pas si beaux, mais toujours aussi touchants) moments de famille et d’amitié, qui vont bien au-delà de la simple tolérance.


Ackley Bridge
CBC Gem, 2e saison 2 dès le 9 août
Photo: CBC Gems

Le visionnement en continu

Il s’agit d’un grand retour pour plusieurs gros succès de Netflix cette semaine. Parmi eux, le thriller espagnol La casa de papel se situe, pour plusieurs, tout en haut de la liste des sorties les plus attendues. Cette troisième partie s’avère être tout de même bien différente des deux précédentes — l’intrigue ne se limite plus dorénavant aux murs de la Fabrique nationale de la monnaie à Madrid, et le suspense promet d’être au rendez-vous.


La casa de papel

Netflix, dès vendredi


La Lune dans leurs mots

Huit jours, trois heures, dix-huit minutes, trente-cinq secondes. C’est le temps qu’il aura fallu pour écrire une des pages les plus enlevantes de l’histoire de l’humanité. Sorti des studios de la BBC, le documentaire 8 Days: to the Moon and Back décortique plan par plan la mission Apollo 11 à travers les échanges en temps réel de Neil Armstrong, Edwin «Buzz» Aldrin et Michael Collins. Des archives audio et vidéo inédites, certaines jusqu’ici classifiées, sont ainsi mixées à des images générées par ordinateur afin de rendre l’essence même de la mission hypermédiatique qui fête ces jours-ci ses 50 ans.

8 Days: to the Moon and Back
Mercredi, PBS, 21h