Un faux presque parfait

Le faussaire en question, un grand admirateur de Galilée et «expert» en livres anciens, raconte dans les deux documentaires avec un plaisir évident comment il a réussi à fabriquer ce faux «parfait».
Photo: iStock Le faussaire en question, un grand admirateur de Galilée et «expert» en livres anciens, raconte dans les deux documentaires avec un plaisir évident comment il a réussi à fabriquer ce faux «parfait».

Faire un « faux » qui a l’air plus vrai que l’authentique. C’est ce que semble s’être donné pour mission le collectionneur de livres anciens italien Massimo de Caro quand il a eu l’idée, au début des années 2000, de produire un exemplaire « original » du Siderius Nuncius, ouvrage de référence de l’astronome et physicien Galilée. Il pousse même l’audace jusqu’à autographier la copie de la signature du célèbre scientifique.

En 2005, la « découverte » de cet exemplaire singulier, dont les illustrations de la Lune sont des aquarelles, secoue le marché du livre rare et ancien et laisse dubitatifs certains de ses experts… Quelques-uns de ces « sceptiques » témoignent dans ces deux documentaires récents consacrés à cette affaire, qui s’est conclue en 2013 par la découverte du pot aux roses… Le faussaire en question, un grand admirateur de Galilée et « expert » en livres anciens, raconte dans les deux documentaires avec un plaisir évident comment il a réussi à fabriquer ce faux « parfait ». Les films se complètent dans la manière dont ils relatent cette histoire digne d’une fiction et surtout dans la façon dont ils abordent cet étrange personnage qu’est Caro, qui n’a d’ailleurs pas été poursuivi par la justice pour cette supercherie. Il a tout de même été reconnu coupable de vols de livres d’une précieuse bibliothèque napolitaine la même année…

Le faussaire qui aimait trop Galilée // Le faux manuscrit de Galilée. Enquête sur une incroyable imposture

TV5, lundi, 22 h // Arte.tv, dès maintenant