«The Rook»: superpouvoir et amnésie

Le téléspectateur épouse le point de vue d'une héroïne découvrant qu’elle possède un don surnaturel.
Photo: Bell Média Le téléspectateur épouse le point de vue d'une héroïne découvrant qu’elle possède un don surnaturel.

Le drame d’espionnage a eu la part belle ces dernières années au petit écran américain, du moins en qualité. On n’a qu’à penser aux récentes séries merveilleuses que furent The Americans et Counterpart. Cette dernière a d’ailleurs quelques filiations avec la minisérie The Rook : les deux productions ont été commandées par la chaîne câblée américaine Starz, elles se déroulent dans de grandes capitales européennes et proposent une dimension surnaturelle et fantastique qui les classe dans une catégorie un peu à part.

The Rook, une adaptation du premier roman de l’Australien Daniel O’Malley, s’ouvre sur le « réveil » de Myfanwy Thomas (Emma Greenwell), une jeune femme, sous la pluie près d’un pont londonien et entourée de cadavres d’hommes, devenue complètement amnésique. Ou presque…

Le téléspectateur épouse ainsi le point de vue de cette héroïne découvrant qu’elle possède un don surnaturel et travaille au service de Sa Majesté dans une agence d’espionnage bien particulière dont les membres sont également dotés de pouvoirs spéciaux. On suit donc son enquête pour comprendre les (sombres) raisons de son amnésie et du massacre auquel elle a échappé. Il ne faut pas se fier au premier épisode, un peu explicatif, mais très bien servi par la réalisation efficace de la Canadienne Kari Skoglan (The Handmaid’s Tale), pour se faire une idée sur cette minisérie. La suite, qui mêle habilement le drame d’espionnage, le thriller psychologique et la science-fiction s’avère un divertissement intelligent, pas toujours très original, mais diablement efficace.

The Rook

Starz et Crave (en version originale anglaise) et Super Écran (en version française), dimanche, 20 h