Sur vos écrans: semaine classique, historique, horrifique

Salués par certains pour leur esthétique à la «Twin Peaks», critiqués par d’autres pour leur symbolisme appuyé, les six épisodes tournés en Australie nous promettent du mystère.
Photo: Radio-Canada Salués par certains pour leur esthétique à la «Twin Peaks», critiqués par d’autres pour leur symbolisme appuyé, les six épisodes tournés en Australie nous promettent du mystère.

Pique-nique aux accents de Twin Peaks

 

Paru en 1967, Picnic at Hanging Rock de Joan Lindsay est considéré comme l’un des meilleurs romans australiens de tous les temps. Il a d’ailleurs été adapté au cinéma en 1975, par Peter Weir, réalisateur de Sydney ayant signé des classiques tels Dead Poets Society et The Truman Show. Cette fiction littéraire culte renaît aujourd’hui — c’est la tendance — sous forme de télésérie. Très tendance aussi : l’une des actrices de Game of Thrones (R.I.P.) tient le rôle principal. À savoir Natalie Dormer, qui incarne ici la glaciale et perfide directrice d’un collège pour filles. Le jour de la Saint-Valentin de 1900, trois étudiantes, stars dudit collège, et leur gouvernante disparaissent.

Salués par certains pour leur esthétique à la Twin Peaks, critiqués par d’autres pour leur symbolisme appuyé, les six épisodes tournés en Australie nous promettent du mystère, du drame, de la romance, de la tension. Mieux que dans l’original ?


Pique-nique à Hanging Rock ICI Radio-Canada Télé, samedi, 23h40 et sur Tou.tv

 

La vie de Bolívar

 

Dans l’univers des télénovelas, Luis Gerónimo Abreu est une star. Depuis des dizaines d’années, il cumule les rôles-titres de titres à succès, dont Un esposo para Estela, Corazón esmeralda et La viuda joven, où il jouait aux côtés de la reine de beauté Mariángel Torrealba. L’acteur vénézuélien né à Caracas change toutefois de registre pour cette grosse production de Netflix. Classée sous les mots : « inspirant, palpitant, romantique » par le géant de la webdiffusion, la série Bolívar raconte « la vie et les amours » du général et homme d’État sud-américain ayant marqué l’Histoire. Ce biopic consacré à celui que l’on surnommait« el Libertador » sera-t-il bien inspirant, palpitant, romantique ? Nous sommes curieux.


Bolívar Netflix, dès le 21 juin

Constructions décortiquées

 

La série Méga constructions s’intéresse, oui, aux mégaconstructions. Après nous avoir amenés à bord du paquebot Meraviglia, fait faire un tour dans le métro de Copenhague et présenté le nouveau stade d’Atlanta, la production nous propose cette semaine de découvrir la Sagrada Família. Pour l’occasion, la basilique emblématique de Barcelone, imaginée par Gaudí et concourant pour le titre de monument le plus visité d’Espagne, sera examinée sous tous ses angles. Méga-inspirant. (Pour la petite histoire, et pour les fans : la version originale de cette série américaine, intitulée Building Giants, était narrée par l’humoriste Julian Barratt, le type du démentiel The Mighty Bush, une série comique britannique culte, qui constitue une autre de nos suggestions de visionnement.)


Méga constructions: la Sagrada Família Explora, mercredi, 21h

Le visionnement en continu

Débarqués sans trop s’annoncer en décembre 2017, les 10 premiers épisodes de Dark ont pris le monde par surprise. Comparée à Stranger Things, cette première série originale allemande produite par Netflix et créée par Baran bo Odar et Jantje Friese a connu un succès inespéré. Moult éléments de ce thriller où le surnaturel côtoie le drame ont ainsi été salués. Notamment la musique qui fait frissonner de Ben Frost, compositeur australien basé à Reykjavik. Puis : la complexité de la trame narrative faite de disparitionsinquiétantes et de situations glauques, l’esthétique mêlant science-fiction classique et film noir, ainsi que le jeu habité de l’actrice Karoline Eichhorn. Une troisième saison est déjà en chantier. C’est dire la réception enthousiaste

Dark 2
Netflix, dès le 21 juin

Nouvelle tournée pour «Deadwood»

Le deuil était presque fait, mais voilà que Deadwood, la série culte sise dans le Dakota du Sud, à la fin du XIXe siècle, renaît sous la forme condensée d’un film de près de deux heures. Bien en selle, le créateur et scénariste David Milch reprend les rênes de son univers lancée le mois dernier à HBO et qui prend l’affiche cette semaine à Super Écran. L’histoire reprend dix ans plus tard, dans une ville qui n’a pas changé, magnifiée par une réalisation énergique de Daniel Minahan baignée cette fois d’une touche un peu plus lumineuse.

Deadwood. Le film
Dimanche, Super Écran, 20h; en ligne dès lundi

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Photo: Manu Fernandez Associated Press