«Les Princes à Calcutta»: balle-molle et «girl power»

La série documentaire de dix épisodes fait une très grande place aux histoires personnelles, riches en émotions.
Photo: TV5 La série documentaire de dix épisodes fait une très grande place aux histoires personnelles, riches en émotions.

C’est un projet excitant, pour de jeunes Québécoises adeptes de balle-molle, que d’aller transmettre la joie du sport, mais surtout la force de l’amitié féminine, à de jeunes filles en Inde. C’est un exercice troublant, aussi, vu le décalage entre les réalités d’ici et celles des rues, là-bas. Les Princes à Calcutta convie le téléspectateur à assister au cheminement de ce projet humanitaire de courte durée.

Après une quatrième saison à réunir quelque 100 jeunes femmes âgées de 20 à 35 ans sur le diamant, l’instigatrice des Princes — une ligue de balle-molle féminine montréalaise, poussée par une philosophie « girl power » et une soif de redonner à son prochain, notamment en organisant des tournois où l’argent amassé est donné à des organismes caritatifs —, Léa Vinson a voulu pousser plus loin son approche d’empowerment en organisant une mission en Inde. Elle est aidée sur place de Rachel Lapierre, qui soigne depuis des années les plus démunis dans les rues de Calcutta.

La série documentaire de dix épisodes fait une très grande place aux histoires personnelles, riches en émotions, des 16 jeunes femmes qui participent au voyage. La motivation des joueuses, leur force et leur volonté de donner au suivant sont inébranlables. Mais une question nous titille alors que Le Devoir n’a pu écouter que trois épisodes parmi les quatre premiers : qui, de celles que l’on a voulu aider ou de celles venues aider, aura le plus bénéficié de l’expérience ?

Les Princes à Calcutta

TV5, mardi, 20 h 30