Sur vos écrans: Décryptages

La conclusion de l’enquête du documentaire sur Léonard de Vinci n’est pas sans équivoque, mais elle donne tout de même le goût de (re)visiter l’œuvre immense de cet homme d’exception.  
Photo: ZED La conclusion de l’enquête du documentaire sur Léonard de Vinci n’est pas sans équivoque, mais elle donne tout de même le goût de (re)visiter l’œuvre immense de cet homme d’exception.  

Enquête sur (auto)portrait

 

L’artiste, scientifique et inventeur Léonard de Vinci est à l’honneur en cette semaine du 500e anniversaire de sa disparition. Belle occasion pour s’attarder à cette enquête minutieuse consacrée à un tableau retrouvé en 2008 dans le sud de l’Italie, qui serait peut-être un autoportrait jusqu’alors méconnu du grand maître de la Renaissance, dont on connaît peu l’apparence physique, à part à travers l’illustre dessin de vieillard barbu qu’on lui attribue et dont plusieurs doutent de l’authenticité. Ce long mais passionnant documentaire produit pour Arte France remonte la piste de ce tableau montrant un homme d’âge mûr au regard aussi perçant que celui de La Joconde, à travers une batterie de tests et d’expertises, tout en esquissant une biographie sommaire du plus célèbre des Toscans. La conclusion de l’enquête n’est pas sans équivoque, mais elle donne tout de même le goût de fouiller un peu plus le sujet et surtout de (re)visiter l’œuvre immense de cet homme d’exception.

 
Léonard de Vinci, le portrait retrouvé
TV5, lundi, 20h10

 

Éclats et excès d’une décennie

 

Après avoir consacré des séries documentaires aux années 1960 et 1970, la chaîne d’info continue CNN a poursuivi son exercice de récapitulation de l’histoire américaine (et, dans une certaine mesure, occidentale) contemporaine en proposant un panorama de la décennie 1980, en comptant toujours sur la voix reconnaissable de Tom Hanks pour assurer la narration en version originale. Les huit épisodes se pencheront cette fois sur la détente prélude à la chute du rideau de fer, sur la crise du sida, sur l’évolution de l’industrie télévisuelle et musicale et sur la révolution « informatique ». La série débute avec deux épisodes consacrés à la présidence de Ronald Reagan et ses orientations politiques, économiques et sociales, qui ont eu un impact important sur la société américaine mais également sur le reste du monde.


Les années 80
RDI, les vendredis, 20h
Photo: PBS

Terrifiants souvenirs d’enfance

 

Il ne reste plus beaucoup de survivants de l’Holocauste toujours de notre monde pour témoigner de cette horreur sans nom. Ce documentaire donne la parole à quelques-uns d’entre eux, qui ont fouillé dans leurs douloureux souvenirs d’enfants emprisonnés dans les camps de la mort, tout en nous mettant en garde contre les risques qu’une telle tragédie puisse se reproduire.


Frontline : The Last Survivors
PBS, mardi, 22h

Visionnement de la semaine

Le deuil n’est plus une « chasse gardée » du drame en télévision. C’est du moins ce que laisse présager cette nouvelle comédie noire qui raconte l’amitié singulière qui se développe entre une courtière immobilière rigide, récemment devenue veuve (Christina Applegate), qui est prête à faire beaucoup de choses pour découvrir qui a tué son mari lors d’un délit de fuite, et une femme rencontrée dans un groupe de soutien au deuil, un « électron libre » (Linda Cardellini) qui semble au premier abord inoffensif, mais tout de même bien mystérieux… Reste à voir si ce mélange de comédie « des contraires » et de suspense fonctionne au fil des 10 épisodes de cette première saison.

Mort à mes yeux (V.F. de Dead to Me)
Netflix, dès vendredi

Découvrir l’autre au bout du monde

Le réalisateur Benoit Pilon, qui s’est fait connaître en fiction avec le magnifique Ce qu’il faut pour vivre, nous ramène dans le Grand Nord canadien avec ce drame mettant en vedette Marie-Josée Croze. Cette dernière joue le rôle d’une femme qui se rend dans la capitale du Nunavut au chevet de son époux (François Papineau), qui est dans un état végétatif à la suite d’un grave accident, et y découvre des aspects méconnus de ce dernier.

Iqaluit
Artv, dimanche, 20 h et Radio-Canada, vendredi, 23h05