Sur vos écrans: «justice et injustices»

Le cinéaste Mathieu Roy montre l’une des conséquences désastreuses de la crise alimentaire mondiale et de la mondialisation à outrance dans le documentaire «Les dépossédés».
Photo: Radio-Canada Le cinéaste Mathieu Roy montre l’une des conséquences désastreuses de la crise alimentaire mondiale et de la mondialisation à outrance dans le documentaire «Les dépossédés».

Guérir plutôt que (seulement) punir

 

La justice réparatrice s’est retrouvée en filigrane de certaines intrigues du téléroman Unité 9, qui s’est conclu la semaine dernière. Le dernier documentaire associé à la série aborde ce sujet, qui a de plus en plus de résonance dans certains systèmes judiciaires. Le film réalisé par Guy Édouin (Marécages, Malek) relate l’expérience de trois femmes victimes de graves agressions sexuelles qui ont trouvé dans ce mode de résolution basé sur le dialogue entre victimes et criminels une façon de se libérer, de retrouver leur dignité.

Un autre documentaire, français celui-là, aborde également ce thème, cette fois du côté de la Floride, un État très répressif, où cette vision de la justice fait de timides percées. Le très beau film de Chloé Henry-Biabaud et Isabelle Vayron donne trois exemples de familles et de personnes qui ont entrepris ce genre de processus et en sont sorties grandies.


Une autre justice
Investigation, lundi, 22 h, rediffusion, samedi, 20h

Unité 9, le documentaire. La justice réparatrice
Radio-Canada, mardi, 20h
 

La grande misère

 

Dans ce documentaire aux images d’une beauté dérangeante pour un sujet aussi révoltant, le cinéaste Mathieu Roy (Survivre au progrès) montre l’une des conséquences désastreuses de la crise alimentaire mondiale et de la mondialisation à outrance : les conditions de vie et l’avenir très sombre de petits paysans des quatre coins du globe, incapables de joindre les deux bouts, pris dans des engrenages qui ne leur laissent aucun espoir. Un film magnifique, exigeant et essentiel.


Les dépossédés
Radio-Canada, samedi, 22h30
 

Mystérieux espion

 

L’actrice britannique Ruth Wilson (Luther, The Affair) est la petite-fille d’Alexander Wilson, un auteur de romans d’espionnage à succès qui a également été espion au service de Sa Majesté durant une période que personne n’est vraiment capable de déterminer. Au lendemain de son décès, ses proches ont réalisé qu’il avait mené plusieurs existences conjugales parallèles, et son étoile en a grandement pâti. Dans cette minisérie de suspense à la facture classique, Ruth Wilson incarne sa grand-mère, qui a mené sa propre enquête pour essayer de comprendre qui était vraiment son mari.


Mrs Wilson
PBS, les dimanches 31 mars et 7 avril, 21h

Le visionnement de la semaine

La comédie dramatique qui verse dans le polar poursuit le récit du complexe changement de carrière d’un tueur à gages travaillant pour différentes branches du crime organisé (Bill Hader, qui coscénarise et coproduit) vers l’art dramatique et une vie plus sereine. Au-delà de la difficulté de se défaire de ses « liens d’emploi », le personnage éponyme devra se livrer à un examen des raisons profondes qui l’ont mené vers cette profession violente.

Barry, saison 2
HBO et CraveTV, dimanche, 22h

Beautés naturelles

Netflix joue dans les plates-bandes de la BBC avec cette série documentaire «nature» à grand déploiement, tournée en 4K sur quatre ans dans une cinquantaine de pays, qui donne à voir les splendeurs de notre planète pendant qu’elles existent encore… Le géant rouge a fait appel à une personnalité phare des séries animalières du diffuseur public britannique pour assurer la narration de ce projet ambitieux: David Attenborough. En parallèle de cette série en huit épisodes sont lancés un beau livre grand format éponyme et un site Web à vocation éducative pour poursuivre l’expérience: OurPlanet.com

Notre planète (Our Planet en V.O.A.)
Netflix, dès vendredi


À voir en vidéo