«La rage de l’or»: côté barons, côté forçats

Le second chapitre appartient aux forçats du secteur aurifère et met spécialement en exergue l’extraction artisanale de ce métal qui fait vivre 50 millions de personnes sur la planète.
Photo: Canal D Le second chapitre appartient aux forçats du secteur aurifère et met spécialement en exergue l’extraction artisanale de ce métal qui fait vivre 50 millions de personnes sur la planète.

L’histoire de l’or n’est pas faite que de doux serments, d’extraction miraculeuse, de stratégies boursières et de batailles juridiques. Elle flirte aussi avec le banditisme, la dépossession forcée, le désastre écologique, voire la mort de sa main-d’œuvre la plus précaire sans qu’on note le moindre essoufflement à sa quête insatiable. Denis Delestrac, Robert Lang et Sally Blake explorent les dessous de cette ruée dans La rage de l’or, un documentaire d’Arte France en deux volets repiqué ici par D.

L’or est un métal incorruptible à la connotation totémique, d’où sa valeur refuge inébranlable. Et pas que pour les banquiers et les particuliers. Même les barons de la drogue du Pérou ou de la Colombie y ont désormais recours pour « sécuriser » leurs affaires. Le premier chapitre braque les projecteurs sur les barons, légaux et illégaux, de cette industrie florissante qui ne connaît pas de repos. Entre 2004 et 2011, le prix de l’or a quadruplé, alimentant l’avidité des uns, non sans précipiter le malheur des autres.

Le second chapitre appartient aux forçats du secteur aurifère et met spécialement en exergue l’extraction artisanale de ce métal qui fait vivre 50 millions de personnes sur la planète, soit 90 % de la main-d’œuvre, ne laissant que 10 % aux grandes minières. Présenté en rafale, le tout est journalistiquement solide : riche en faits et en témoignages de qualité exploités sans angles morts. La formule reste très verbeuse. À vrai dire, elle serait même franchementennuyeuse si la matière n’était pas siexplosive et aussi bien étayée.

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La rage de l’or

Canal D, jeudi, dès 22 h