«The OA Part II»: danser dans le noir

Il aura fallu près de trois ans à ses créateurs, Zal Batmanglij et Brit Marling, pour accoucher de cette singulière deuxième saison encore plus tarabiscotée que la première.
Photo: Netflix Il aura fallu près de trois ans à ses créateurs, Zal Batmanglij et Brit Marling, pour accoucher de cette singulière deuxième saison encore plus tarabiscotée que la première.

Le drame métaphysique flirtant avec la science-fiction et le fantastique The OA avait créé l’événement en 2016, suscitant une pluie d’éloges fiévreux qui s’est abattue sur un mur de critiques sans appel. Il aura fallu près de trois ans à ses créateurs, Zal Batmanglij et Brit Marling, pour accoucher de cette singulière deuxième saison encore plus tarabiscotée que la première, qui s’ouvre alors que son héroïne, la OA du titre, est propulsée dans une autre dimension dans laquelle le président Obama est devenu… le président Biden !

L’énigmatique blonde (Marling, intense et physique) y croisera un détective (Kingsley Ben-Adir, rugueux et sympa) à la recherche d’une ado disparue, adepte d’un jeu en ligne mystérieux qui les conduira à une maison de San Francisco, où se « perdent » des jeunes (dont le Québécois Théodore Pellerin, très juste). Ajoutez à cela des retrouvailles avec les compagnons de captivité d’OA, toujours sous la férule d’un Hap désormais à la tête d’un hôpital psychiatrique dont les travaux ont connu un bond spectaculaire grâce aux mouvements dansés par les captifs.

Perdus ? On le serait à moins. Les premiers épisodes de ce chapitre distillent mille infos éclatées, gardant jalousement des clés attendues pour en balancer d’autres qu’on ne sait pas à quoi raccrocher tant les différents univers s’imbriquent et se repoussent tout à la fois. La structure narrative débridée épate encore, tout comme le maelström de genres que la réalisation de Batmanglij surligne avec une flamme évidente. La déroute plaira assurément aux convertis, les autres auront amplement de quoi médire, tout en goûtant le plaisir de se perdre en conjectures.

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The OA Part II

Netflix, dès vendredi