«Les Coasters»: trois nations, un même combat

Chacun des «personnages principaux» pourrait faire l’objet d’un documentaire individuel, et chacun permet de découvrir la Basse-Côte-Nord sous un jour différent.
Photo: Tortuga Films Chacun des «personnages principaux» pourrait faire l’objet d’un documentaire individuel, et chacun permet de découvrir la Basse-Côte-Nord sous un jour différent.

En ce territoire maritime isolé qu’est la Basse-Côte-Nord, trois communautés cohabitent et tentent de maintenir leurs traditions, leur mode de vie en des temps d’exode et de morosité économique. Francophones, anglophones et Innus : trois nations, un même combat, peu ou prou, qu’explorent Nicolas-Alexandre Tremblay et Stéphane Trottier dans le film Les Coasters.

Vivant à Montréal, les deux complices ne connaissaient pas le secteur. Leur premier repérage, ils le firent en novembre, il y a trois ans pile. Les coréalisateurs firent quelques rencontres marquantes qu’ils filmèrent afin de monter un « démo ». Lors d’une seconde visite, ils s’en servirent à la fois comme d’une carte de visite et d’une note d’intention. D’autres voyages suivirent sur une période de deux ans.

Pour faciliter leurs séjours logistiquement complexes, ils établirent un plan reposant sur les apparitions entrelacées des « personnages principaux » que sont les membres du clan Monger, Anne Monger et sa fille Jo-Anne en particulier, Dieudonné Uzubahimana, venu du Burundi et qui s’occupe à présent des Rangers juniors, ainsi que Baudoin Lalo, un agent de développement touristique innu.

Chacun pourrait faire l’objet d’un documentaire individuel, et chacun permet de découvrir la Basse-Côte-Nord sous un jour différent. Ceux qui sont là depuis des générations et observent avec impuissance l’exode des jeunes, celui qui s’est fait là une nouvelle vie, celui dont le peuple fut là de tout temps avant d’être « déplacé » pour mieux revenir, entêté, fier… Des Coasters, tous.

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Les Coasters

Unis, lundi, 21 h ; en reprise mercredi, 12 h 30, jeudi, 1 h 30 et dimanche 14 h 30