«Ça ne se demande pas»: des personnes handicapées répondent aux questions gênantes

Cette série est tout simplement agréable à écouter grâce aux propos allumés des participants.
Photo: Ami-Télé Cette série est tout simplement agréable à écouter grâce aux propos allumés des participants.

Voilà une série documentaire comme on voudrait en voir un peu plus : simple, efficace, drôle et surtout utile. Le concept est tout simple : huit personnes qui ont un handicap similaire répondent à des questions anonymes du public, de celles que l’on garde habituellement pour soi, parfois un peu choquantes ou très pratiques, voire anodines, mais qui ont toutes en commun de piquer notre curiosité. Elles se prêtent à cet exercice pas toujours facile, surtout lorsqu’il est question de leur intimité, avec un plaisir évident et une franchise souvent déstabilisante, détruisant au passage un lot d’idées préconçues, ce qui aura peut-être pour effet de modifier certains comportements chez les téléspectateurs.

Cette adaptation de You Can’t Ask That, une série documentaire de la télé publique australienne, qui s’intéresse également aux minorités « sociales » (transgenre, centenaires, musulmans, alcooliques) et qui a reçu des Prix des médias de l’ONU, n’est pas seulement utile pour en savoir plus sur la réalité des personnes aux prises avec un handicap, elle est tout simplement agréable à écouter grâce aux propos allumés des participants, particulièrement à l’aise devant la caméra, qui sont admirablement servis par la réalisation fluide et le montage rythmé de ces demi-heures qui passent trop vite.

Les huit épisodes de cette chouette série donnent ainsi la parole à des personnes de petite taille, non voyantes, avec un handicap auditif, autistes, amputées, paralysées, en fauteuil roulant et trisomiques.

Ça ne se demande pas

AMI-Télé, lundi, 20 h, rediffusions mardi 16 h, mercredi 8 h et samedi 16 h 30, disponible dès mardi à amitele.ca