«Derrière les portes de l’ITHQ»: s’affirmer par la marmite

Entre confidences et professions de foi, chacun y va à fond, non pas avec l’estomac, mais avec le cœur.
Photo: ICI Radio-Canada Entre confidences et professions de foi, chacun y va à fond, non pas avec l’estomac, mais avec le cœur.

Le demi-siècle de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ) se célèbre à Doc Humanité comme il a commencé : dans un élan bourratif qui gagne en finesse à mesure que se dévide le fil de l’histoire de ce joyau. Un brin scolaire, Derrière les portes de l’ITHQ retrace les grands jalons de cet institut né de l’effervescence d’Expo 67, en s’appuyant surtout sur ses heures de gloire.

Ce portrait, tracé par ceux qui ont pensé l’école ou ont été portés par elle, rappelle à quel point son développement fut marquant pour la société québécoise. Les segments historiques sont bien faits, confirmant par accumulation cette idée voulant que la souveraineté culturelle passe aussi par la marmite. Or cette quête pour se donner des racines culinaires s’est faite ici à une vitesse incroyable.

On en mesure mieux la teneur à travers ce survol presque amoureux. Entre confidences et professions de foi, chacun y va à fond, non pas avec l’estomac, mais avec le coeur. « On ne vend pas de rêve, mais de la réalité [à l’ITHQ] », rappellera pourtant Hakim Chazar, récent diplômé qui a ramé fort pour y faire sa marque.

Reste qu’à peine quelques critiques seront esquissées : sur la place des femmes (jugée encore fragile), sur ses années d’austérité et sa déconnexion culturelle (qu’on dit passées). Aux fourneaux, le réalisateur Jean-Bourbonnais et la journaliste Anouk Mahiout maîtrisent les bases, mais ne font guère d’étincelles. Les produits sont bons, mais on les respecte peut-être un peu trop, pour paraphraser un chef de chez nous.

Derrière les portes de l’ITHQ

Radio-Canada, samedi, 22 h 30