«Pauline Julien, intime et politique»: Un esprit libre et vagabond

<p>Placée devant un monument, la cinéaste a trouvé en Pauline Julien bien plus qu’un sujet à biographie édifiante.</p>
Photo: ONF

Placée devant un monument, la cinéaste a trouvé en Pauline Julien bien plus qu’un sujet à biographie édifiante.

Les partis pris cinématographiques de Pascale Ferland dans Pauline Julien, intime et politique s’inscrivent dans sa démarche, intimiste elle aussi. C’est sur la pointe des pieds qu’elle avance dans l’univers de cette artiste à la fougue exceptionnelle, dont même la chevelure ébouriffée en disait long sur la passion qui l’animait.

Placée devant un monument, la cinéaste a trouvé en Pauline Julien bien plus qu’un sujet à biographie édifiante. À part quelques balises biographiques, toute la place est accordée à celle qui a mis du temps à se faire un nom ici. À ces morceaux choisis se superpose une déferlante de photographies, souvent d’un sublime noir et blanc qui donne la mesure de la prestance de celle qui était aussi d’une farouche exigence, et pas seulement qu’envers elle-même.

Tout cela forme une cartographie qui ne s’embarrasse jamais de dates, de repères précis et encore moins d’anecdotes, laissant causer l’artiste en début de carrière jusqu’aux dernières années, avant que les mots lui manquent, victime d’aphasie dégénérative.

Véritable kaléidoscope cinématographique, hommage à une immenseinterprète, et à ses chansons commeautant d’emblèmes de son engagement, Pauline Julien, intime et politique cerne moins une vie bien remplie qu’une âme angoissée, débordante d’ambition, mais jamais au prix de vulgaires compromis. En somme, un portrait singulier sur un esprit libre et vagabond.

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Pauline Julien : intime et politique

Radio-Canada, dimanche, 22 h 50