«Georges est mort»: les amitiés imaginaires

La websérie de six épisodes s’ouvre sur les chapeaux de roues en mixant tour à tour «<em>bromance»</em>, deuil, psyché de l’homme blanc et masculinité exacerbée.
Photo: Télé-Québec La websérie de six épisodes s’ouvre sur les chapeaux de roues en mixant tour à tour «bromance», deuil, psyché de l’homme blanc et masculinité exacerbée.

Il y a beaucoup d’idées qui se bousculent dans les deux premiers épisodes de Georges est mort. Dotée d’une distribution alliant relève et vieux routiers, la websérie de six épisodes s’ouvre sur les chapeaux de roues en mixant tour à tour bromance, deuil, psyché de l’homme blanc et masculinité exacerbée. Le tout passé au prisme d’un humour corrosif éclaboussant chacune des scènes qui s’enchaînent à un rythme effréné.

La scénariste Sarah Pellerin (Mon boy, Depuis 2009) joue sciemment avec l’intrigue, hachurant son histoire en menus morceaux qui forment un casse-tête aux premiers abords un peu brouillon. Tout part d’Étienne, jeune commis d’une parfaite banalité, profondément déprimé depuis la mort de son meilleur ami, le Georges du titre. Poussé par son gérant à se reprendre en mains, ce dernier se lance mollement dans une quête qui le mènera dans des retranchements insoupçonnés.

Vulnérable, le voici presque malgré lui à la recherche d’un nouveau bro, flanqué d’une collègue de travail pour le moins colorée et d’une énigmatique entremetteuse, Clara, une documentariste dont les desseins sont loin d’être altruistes. La réalisation survoltée de Charles Grenier (Chelem, La Canadienne française), surligne la mélancolie du premier tout en grossissant l’aigreur de la seconde. Le contraste qui est résulte est diablement efficace. Reste le plus dur : forcer les ponts à se souder entre ces deux extrêmes. On suivra la suite avec curiosité.

Georges est mort

telequebec.tv, dès le 27 septembre