«Cette année-là»: retours en arrière «actuels»

Dans l’ensemble, ce grand plateau s’annonce prometteur de samedis soirs télévisuels réjouissants.
Photo: Télé-Québec Dans l’ensemble, ce grand plateau s’annonce prometteur de samedis soirs télévisuels réjouissants.

La nostalgie et les retours dans le temps ont la cote à la télévision généraliste : c’est là une belle matière pour faire rire et pleurer des vedettes, mais aussi l’auditoire.

La nouveauté animée par Marc Labrèche se démarque un peu dans cet esprit nostalgique, en proposant des voyages dans le temps certes divertissants, mais qui ont l’avantage de faire réfléchir un peu, et il faut insister sur le « un peu »… Cette année-là est après tout un grand plateau culturel aux accents de variétés qui sert d’abord à divertir. Et ça, l’estimé animateur le fait très bien. Ses acolytes, Simon Boulerice, Émilie Perreault et Fred Savard, s’en tirent également plutôt bien, surtout M. Boulerice, dont l’enthousiasme débordant crève l’écran. C’est du moins l’impression que laisse le premier épisode, consacré à l’année 1986.

En plus de revenir sur un ton comique sur les tendances et les événements culturels de cette année, l’animateur, ses chroniqueurs et l’invité de l’épisode (Martine St-Clair pour ce premier effort) s’adonnent à des échanges sérieux sur des sujets liés à l’actualité culturelle, tout en les reliant à l’année explorée. Ainsi, dans cette première émission, on aborde la question de l’appropriation culturelle et l’annulation du spectacle SLĀV en faisant des parallèles avec la série dramatique Avec un grand A…

Les transitions et certains segments gagneraient à être resserrés, et les guitares de messieurs Labrèche et Savard, à être un peu mieux accordées, mais, dans l’ensemble, ce grand plateau s’annonce prometteur de samedis soirs télévisuels réjouissants.

Cette année-là

Télé-Québec, samedi, 20 h