Mère à bout, mère jusqu’au bout

Plus conventionnelle, la série nous ouvre les portes du CHU Sainte-Justine, où les naissances à risque sont monnaie courante.
Photo: Canal Vie Plus conventionnelle, la série nous ouvre les portes du CHU Sainte-Justine, où les naissances à risque sont monnaie courante.

L’exquise Mère indigne de Caroline Allard multiplie les émules. En fait foi le triomphe de la montée de lait parentale sur les écrans, un phénomène qui frôle ces jours-ci le trop-plein (voire le dépasse déjà largement pour certains). Celui-ci trouve une incarnation givrée cet automne dans Mères à boutte, une égayante docuréalité en huit épisodes, qui braque sa caméra hyperactive sur le quotidien de cinq mères dépareillées.

La formule tient à la personnalité forte de celles qui ouvrent leur jardin familial à la caméra, de Marie-Ève, alias Maman Caféïne, à Maude, dite La parfaite maman cinglante, en passant par l’animatrice-reporter Melissa Maya Falkenberg. Le quintette (uniformément blanc et aisé, il faut le préciser) a de la répartie pour dix, tirant dans toutes les directions sans s’essouffler grâce à un montage enfiévré que la réalisation un brin clinquante acidule sans s’économiser.

De ces grincements quotidiens un peu faciles tout de même, on passe aux montagnes russes des grands jours avec L’unité des naissances. Plus conventionnelle, la série nous ouvre les portes du CHU Sainte-Justine, où les naissances à risque sont monnaie courante. Le premier épisode débute plutôt froidement, aplati par une narration et des statistiques proprettes, avant de plonger dans des zones de hautes turbulences. Ce passage franchi, la vie explose, nous rappelant combien elle sait parfois se faire impérieuse.

Mères à boutte et L’unité des naissances

Canal Vie, mercredi, 21 h et 21 h 30