Rentrée télévision américaine: une autre saison étoilée

La date de lancement de «My Brilliant Friend», une adaptation du premier tome de la saga italienne «L’amie prodigieuse», d’Elena Ferrante, qui signe d’ailleurs le scénario, est toujours inconnue.
Photo: HBO La date de lancement de «My Brilliant Friend», une adaptation du premier tome de la saga italienne «L’amie prodigieuse», d’Elena Ferrante, qui signe d’ailleurs le scénario, est toujours inconnue.

Il y a à peine quelques années, on s’étonnait qu’une star de cinéma de « catégorie A » se retrouve au générique d’une série télévisée. Certaines d’entre elles se risquaient à de très courtes miniséries de prestige ou à des apparitions dans des comédies de situation, mais pas beaucoup plus. Maintenant, leur présence n’est plus tellement surprenante, surtout dans les productions des chaînes câblées et des plates-formes de visionnement en continu.

Parmi les nouveautés américaines les plus prometteuses cet automne, ou à tout le moins attendues, on compte quelques-unes de ces étoiles très lucratives pour les studios de cinéma.

C’est le cas de la comédie dramatique Kidding (Showtime et CraveTv dès le 9 septembre), mettant en vedette Jim Carrey, qui retrouve ici le réalisateur français Michel Gondry, qui l’avait dirigé dans un autre rôle dramatique dans Eternal Sunshine of the Spotless Mind. La bande-annonce de cette incursion dans la vie familiale chaotique d’une star de la télévision pour enfants, chargée d’envolées surréalistes en montage très serré, dévoile la griffe reconnaissable de Gondry.

Julia Roberts est également de ce bataillon, dans le premier rôle du drame psychologique Homecoming (Amazon, 2 novembre), inspiré d’une baladodiffusion de fiction du même nom. Elle y incarne une travailleuse sociale qui aide un soldat souhaitant réintégrer la société civile. Une deuxième saison a déjà été commandée.

Les stars de la pochade adolescente Superbad, Emma Stone et Jonah Hill, ont pris du galon depuis. Ils se retrouvent au coeur de la comédie noire aux accents de science-fiction Maniac (Netflix, 21 septembre), une adaptation d’une série norvégienne dans laquelle ils incarnent des cobayes d’essais pharmaceutiques mystérieux… Le réalisateur de la première saison de True Detective, Cary Fukunaga, est derrière la caméra.

Photo: Netflix Une scène de «Maniac»

Dans le cas de la minisérie Escape at Dannemora (CraveTv, 18 novembre), la plus grande vedette du générique se retrouve derrière la caméra. Ben Stiller réalise ce drame inspiré de l’histoire vraie de deux détenus condamnés pour meurtre (Benicio del Toro et Paul Dano) qui ont réussi à s’évader grâce à l’aide d’une employée de leur pénitencier (Patricia Arquette), avec qui ils ont chacun développé une relation charnelle…

Des descendants probables et une amie prodigieuse

L’attrait de deux productions très attendues est ailleurs que dans la distribution, quoique…

The Romanoffs (Amazon, 12 octobre) intrigue d’abord parce qu’elle est signée par Matthew Weiner, le créateur de Mad Men, mais aussi parce qu’il s’agit d’une anthologie d’histoires indépendantes qui ont toutes pour point commun de présenter des personnages convaincus d’être des descendants de la famille impériale russe. Au générique, on note entre autres la présence d’Isabelle Huppert, et des anciens de Mad Men Christina Hendricks et John Slattery.

La date de lancement de My Brilliant Friend (HBO), une adaptation du premier tome de la saga italienne L’amie prodigieuse, d’Elena Ferrante, qui signe d’ailleurs le scénario, est toujours inconnue. On sait cependant que cette coproduction américano-italienne, tournée en dialecte napolitain et qui sera diffusée en version originale sous-titrée (une première pour une série originale de HBO), débutera quelque part à l’automne. On vous tiendra au courant…

Renaissances et retours

Les relectures de séries télévisées marquantes des années 80 et 90 sont toujours en vogue cet automne. Pour preuve la nouvelle version de Magnum P. I. (CBS et CTV, 24 septembre), au détective moins moustachu et latino-américain, de Charmed (CW et W Network Canada, 14 octobre), cette bluette savonneuse de sorcières pour adolescentes, qu’on nous promet plus « féministe », et des histoires d’une autre sorcière, issue de l’écurie Archie.

À première vue, le ton et l’esthétique de Chilling Adventures of Sabrina (Netflix, 26 octobre) s’annoncent plus près de la production dont elle est un dérivé, l’inénarrable Riverdale, que de la comédie de situation adolescente des années 1990 Sabrina, the Teenage Witch, qui était centrée sur le même personnage.

Photo: Netflix Le ton et l’esthétique de «Chilling Adventures of Sabrina» s’annoncent plus près de la production dont elle est un dérivé, l’inénarrable «Riverdale», que de «Sabrina, the Teenage Witch», qui était centrée sur le même personnage.

Au rayon des retours, on note celui de Murphy Brown (CBS et City Tv, 27 septembre), vingt ans plus tard. Le personnage, toujours incarné par Candice Bergen, est désormais l’animatrice de l’émission matinale d’une chaîne d’information continue.

La famille de Roseanne revient pour une deuxième saison après la renaissance de la comédie l’hiver dernier, mais cette fois sans Roseanne, dont l’interprète s’est retrouvée dans l’embarras à la suite de propos controversés sur Twitter. Reste à voir si The Conners (ABC et CTV, 16 octobre) saura rallier les admirateurs de la série originale.