«On est foutu, on mange mal»: le danger est dans l’assiette

Du sucre au sel, des perturbateurs endocriniens aux produits gras ou ultratransformés, le reportage multiplie les regards croisés, donnant à ce panorama toute sa saveur.
Photo: TV5 Du sucre au sel, des perturbateurs endocriniens aux produits gras ou ultratransformés, le reportage multiplie les regards croisés, donnant à ce panorama toute sa saveur.

L’intéressant magazine des rédactions francophones Objectif Monde a terminé sa première saison en juin avec « On est foutu, on mange mal », un buffet copieux en informations dans lequel TV5 repique sans gêne. Dans une programmation estivale riche en calories vides, ce tour d’horizon de 90 minutes bien tassées vaut bien un deuxième service, même réchauffé.

Animé par une Dominique Laresche à l’élégance sage, cet épisode est instructif tant par sa volonté de ratisser large que dans sa détermination à ne négliger aucun angle mort. Du sucre au sel, des perturbateurs endocriniens aux produits gras ou ultratransformés, l’équipe de reporters multiplie les regards croisés, donnant à ce panorama toute sa saveur.

L’expérience de la reporter française Rola Tarsissi, qui a passé un mois sans sucre, frappe fort, rappelant, en plus inoffensif quand même, le percutant Super Size Me de MorganSpurlock. Dispersée sur trois continents, de la Belgique au Canada (par la voix de Rad) en passant par la Suisse, le Bénin ou le Brésil, leurs efforts conjugués apportent nuances et variétés à une assiette roborative.

En studio, des commentaires plutôt bien dosés entrelardent ces entremets préparés avec soin. Entre politiques, activistes et scientifiques, seule l’industrie paraît encore bien timide, et ce, dans tous les segments, du moins lorsqu’elle daigne y prendre part. Le sentiment général, lui, est sans équivoque ; la prise de conscience est réelle, et la révolution déjà en branle.

Objectif Monde : on est foutu, on mange mal

Mercredi, TV5, 20 h