«Un été à la chapelle»: y aura du monde à messe!

Fier du succès de la première saison, où chaque spectacle affichait complet, Hubert Lavallée-Bellefleur, ici avec Élise Ekker-Lambert, n’avait aucune idée de ce qui l’attendait lorsqu’il planifiait la programmation de l’été 2018.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Fier du succès de la première saison, où chaque spectacle affichait complet, Hubert Lavallée-Bellefleur, ici avec Élise Ekker-Lambert, n’avait aucune idée de ce qui l’attendait lorsqu’il planifiait la programmation de l’été 2018.
Depuis vendredi, sur le site de La Fabrique culturelle, les fans de Vincent Vallières peuvent le retrouver dans le premier des six épisodes d’Un été à la chapelle, websérie réalisée par Élise Ekker-Lambert (Beijing-Hochelag). Outre le plaisir d’y voir une prestation exclusive livrée à la Chapelle du rang 1, les internautes peuvent y découvrir l’ambiance qui régnait le jour où celle-ci a été tournée, le vendredi 6 juillet, jour de la commémoration de la tragédie ferroviaire survenue en 2013 à Lac-Mégantic.

« Le premier épisode avait une signification pour nous ; on voulait que ce soit fait dans le respect sans que ce soit triste, affirme la réalisatrice. On ne voulait pas montrer ce que certains touristes viennent voir, c’est-à-dire le trou. Au contraire, on voulait montrer ce qui avait été reconstruit, la beauté des lieux, la résilience des gens, qui sont unis, débrouillards et motivés pour créer de tels projets. »

Parmi ces projets ayant mis un baume sur le cœur des Méganticois, il y a ce lieu de rassemblement qu’est la Chapelle du rang 1. Construite en 1891, la chapelle anglicane St. Barnabas a été acquise à la fin de 2016 par l’ex-journaliste Stéphane Lavallée et ses trois fils, Jérôme, Hubert et Félix. Restauré et renommé, l’édifice patrimonial abrite depuis l’été dernier une salle de spectacle de 60 places.

« Les gens sont contents de ce projet-là parce qu’il apporte une offre culturelle l’été à Lac-Mégantic. On a redirigé un peu le premier épisode parce que le monde ne connaît pas nécessairement cette petite salle. On va donc y mettre en contexte la chapelle et le projet familial. À compter du deuxième épisode, on tombe dans la vraie série », explique Hubert Lavallée-Bellefleur, qui, en plus d’être l’animateur et le producteur d’Un été à la chapelle, est le directeur artistique de la Chapelle du rang 1.

Petite salle, grand succès
Fier du succès de la première saison, où chaque spectacle affichait complet, Hubert Lavallée-Bellefleur n’avait aucune idée de ce qui l’attendait lorsqu’il planifiait la programmation de l’été 2018 : « La série n’existait pas encore, se souvient-il. C’est une production qui s’est montée en deux mois ! Quand on a approché la Fabrique, qui nous a donné carte blanche, le projet a déboulé. Pour la série, on a voulu établir un équilibre entre artistes établis et artistes émergents. »

Outre Vincent Vallières, on retrouvera dans Un été à la chapelle un extrait des spectacles de Pomme, Tire le coyote, Andréanne A. Malette, Tamara Weber-Fillion et Safia Nolin. Chaque épisode d’un quart d’heure se divise en trois segments. D’abord, l’invité participe à une activité (catamaran sur lac Mégantic, quatre-roues à flanc de montagne ou golf) ; ensuite, il partage son univers créatif ; et enfin, il livre une prestation personnalisée extraite du spectacle devant public.

« L’idée n’est pas de faire du récréotourisme, mais d’amener l’artiste à parler de ressourcement en région. On veut garder ce côté magique, unique et intime de la chapelle et refléter la communauté de Lac-Mégantic, qui est très soudée, ultra-attachante. Quand je filme, je suis debout sur un banc d’église ; je parle aux gens et eux m’aident à sortir le trépied. C’est la même chose pour Laurent Ulrich, le directeur photo, qui filme au milieu de la chapelle. Finalement, ce sont les gens qui nous mettent à l’aise tant ils sont emballés », confie Élise Ekker-Lambert.

« Les gens sont contents parce qu’on met en valeur leur place, leur ville, leur région », confirme Hubert Lavallée-Bellefleur. Quand on a créé la Chapelle, c’était pour créer du bonheur, unir les gens. On voulait offrir à une ville, qui en a besoin plus que les autres, le réconfort qu’apporte la musique. La Chapelle rapproche les gens et leur permet de parler ensemble d’un sujet positif. On entre aussi dans l’univers intime de l’artiste à qui on fait vivre une expérience. Il se permet d’essayer des choses parce que les gens sont accueillants, mais s’il veut revenir, ce sera l’an prochain parce qu’on fait ça un soir seulement. »

Sur la route des festivals avec la Fabrique

Après s’être invitée au Festival de la chanson de Tadoussac et au Festival en chanson de Petite-Vallée, l’équipe de la plateforme culturelle numérique de Télé-Québec sera de passage les 20 et 21 juillet au Festif ! à Baie-Saint-Paul, puis les 10 et 11 août au Festival des traditions du monde à Sherbrooke.

Pour l’occasion, La Fabrique culturelle propose aux festivaliers de se rendre sous sa tente afin de visionner avec un casque de réalité virtuelle une vidéo 360 degrés mettant en vedette Fanny Bloom, Karim Ouellet et Candide, la marionnette géante de LaboKracboom, la compagnie qui réinvente le cirque, la danse et le théâtre.

Par ailleurs, en partenariat avec Destination Chanson Fleuve, les équipes régionales de Télé-Québec ont suivi à Montréal, à Québec, à Tadoussac et à Petite-Vallée huit chansonneurs à surveiller du Québec, du Nouveau-Brunswick et de la France. Pour les découvrir en photos et en clips exclusifs, rendez-vous sur le site de la Fabrique.

Un été à la chapelle

Lafabriqueculturelle.tv, un nouvel épisode tous les deux vendredis. Pour la programmation complète: chapelledurang1.com