«Les Foster»: famille d’adoption

Cette dramatique «adolescente» aux accents sociaux, qui fait la part belle aux intrigues réalistes et bien ficelées autour des personnages d’adultes, devrait rallier un public de différentes générations devant le petit écran.
Photo: VRAK Cette dramatique «adolescente» aux accents sociaux, qui fait la part belle aux intrigues réalistes et bien ficelées autour des personnages d’adultes, devrait rallier un public de différentes générations devant le petit écran.

Quand elle fut lancée en 2013 sur la chaîne ABC Family (depuis rebaptisée Freeform), une propriété de Disney, la série dramatique The Fosters a créé la controverse auprès d’un certain public conservateur. C’est que les parents de la famille au centre du récit, les Foster du titre, étaient un couple de femmes… Mixte de surcroît. Cinq saisons plus tard, à quelques jours de la diffusion des épisodes finaux, voilà que cette incursion dans une maisonnée de classe moyenne, menée par une policière blanche (Teri Polo) et une directrice d’école secondaire métisse (Sherri Saum), dont presque tous les enfants ont été adoptés, fait son apparition en version française, peut-être un brin trop tard…

On se demande pourquoi Vrak a attendu aussi longtemps pour faire l’acquisition de cette production qui convient parfaitement au créneau que la chaîne développe depuis quelques années : les dramatiques qui parlent aux ados, mais aussi aux adultes, jeunes et moins jeunes. Un brin trop tard, parce que les thématiques complexes explorées par la série avec intelligence, malgré parfois un certain manque de subtilité (l’identité sexuelle, les violences sexuelles, le mariage homosexuel, les gros trous du système social américain), ont déjà un goût de « déjà-vu récemment » dans des productions d’ici et d’ailleurs.

N’empêche que cette dramatique « adolescente » aux accents sociaux, qui fait la part belle aux intrigues réalistes et bien ficelées autour des personnages d’adultes, devrait rallier un public de différentes générations devant le petit écran.

Les Foster

Vrak, lundi, 20 h