«Sherlock Holmes contre Conan Doyle»: otage de son personnage

Les fanas du détective et de l’oeuvre de Doyle en général n’apprendront probablement rien, sinon très peu, mais tout comme ceux qui ne s’y sont plongés qu’à quelques reprises, ils risquent de passer un bon moment.
Photo: Télé-Québec Les fanas du détective et de l’oeuvre de Doyle en général n’apprendront probablement rien, sinon très peu, mais tout comme ceux qui ne s’y sont plongés qu’à quelques reprises, ils risquent de passer un bon moment.

Sherlock Holmes n’est pas seulement venu à bout des énigmes criminelles les plus complexes. Grâce à sa très grande popularité auprès de ses admirateurs contemporains, il a également réussi à échapper à son créateur, qui aurait aimé s’en débarrasser plus d’une fois…

Ce documentaire français est le premier d’une série de dix intitulée Nous sommes une légende, consacrée à des personnages marquants de la littérature mondiale qui ont « volé la vedette » à leur créateur : Tarzan, Dracula, Alice, Don Quichotte, Robinson Crusoé, etc. Note à Télé-Québec : il aurait été intéressant de programmer les autres épisodes de cette série, car celui consacré au célèbre locataire du 221B, Baker Street et à son fascinant inventeur donne le goût de voir le reste.

Raconté de façon chronologique plutôt classique, le récit de la naissance, de la vie (trop longue au goût de son géniteur) et des morts du personnage de fiction le plus souvent revisité de l’histoire, mais surtout de la relation nécessité-haine qu’a entretenue son créateur envers ce dernier, se regarde et s’écoute avec délectation. Il faut dire que les abondantes images d’archives des diverses adaptations cinématographiques et télévisuelles des aventures d’Holmes et de son fidèle collègue Watson ajoutent beaucoup au plaisir, nullement plombé par les interventions de spécialistes de l’oeuvre de Doyle, un homme qui aurait fait un très bon héros de récits policiers. Le médecin, aventurier et inventeur qui a gagné sa vie et sa notoriété grâce à un personnage dont il ne rêvait que de se débarrasser a lui-même pratiqué le métier de détective à la fin de sa vie.

Les fanas du détective et de l’oeuvre de Doyle en général n’apprendront probablement rien, sinon très peu, mais tout comme ceux qui ne s’y sont plongés qu’à quelques reprises, ils risquent de passer un bon moment.

Sherlock Holmes contre Conan Doyle

Télé-Québec, mercredi, 20 h