«Fahrenheit 451»: dans les traces de Bradbury et Truffaut

Quelle idée de refaire une adaptation du roman dystopique de Ray Bradbury datant de 1953 à l’ère numérique!
Photo: HBO Quelle idée de refaire une adaptation du roman dystopique de Ray Bradbury datant de 1953 à l’ère numérique!

Protégé du capitaine Beatty (Michael Shannon), Guy Montag (Michael B. Jordan) est un pompier plus que prometteur : sans hésitation, il brûle les livres, les films, les tableaux, la musique. Bref, dans ce futur pas si lointain évoquant à la fois 1984 et Blade Runner, il détruit des oeuvres d’art dans toutes leurs formes, réelles ou virtuelles, au grand plaisir de ses fans qui le suivent fidèlement sur les réseaux sociaux. Toutefois, lorsque Montag rencontre Clarisse McLellan (Sofia Boutella), une Anguille, c’est-à-dire une citoyenne privée de son identité pour possession de livres, le pompier s’intéresse au patrimoine que l’on veut dérober à l’humanité.

Quelle idée de refaire une adaptation du roman dystopique de Ray Bradbury datant de 1953 à l’ère numérique! Surtout quand celui-ci a fait l’objet d’un brillant film de François Truffaut en 1966 ? Parti d’une idée casse-gueule, Ramin Bahrani (Éviction) s’en tire plutôt bien. Lancé au Festival de Cannes lors d’une séance de minuit, ce téléfilm de HBO propose une réflexion pertinente sur l’importance de la culture et de la création. Mieux encore, il offre une illustration plus que troublante d’une société célébrant l’inculture où les « faits alternatifs » et autres fake news font figure de vérité absolue.

On regarde Fahrenheit 451 ou pas? La critique vidéo de Manon Dumais

 

Fahrenheit 451

HBO, samedi, 20 h