«Battantes»: en venir aux poings

Image tirée de «Battantes»
Photo: UNIS Tv Image tirée de «Battantes»

Pendant six mois, Frédérique Rémy a braqué sa caméra sur des femmes dont la vie a été transformée par la pratique d’un sport de combat. Quatre histoires de construction de soi par la force des poings ont émergé. Battantes, ce sont aussi et surtout les récits de corps qui se dépassent pour que l’âme enfin exulte.

Desservi par son format très conventionnel, le documentaire roule plutôt carré. Les transitions sont raides, la trame est linéaire, les conversations parfois plaquées, sinon mal imbriquées. Tout cela n’arrive pas à éteindre le feu communicatif qui habite ce quatuor faisant preuve d’une ténacité hors du commun.

Cela tient avant tout à l’authenticité de la démarche, celle de la cinéaste comme celle de ses sujets. Agressée dans la rue, Jane a pris conscience que son manque d’assurance sur le plan physique lui était devenu un « vrai handicap ». Elle a choisi le ju-jitsu brésilien pour y remédier.

Émilie avait envie de marquer une différence. Elle se cherchait elle-même, peinant à s’affirmer. Le karaté lui aura permis de « se détacher du regard des autres ».

Léa, elle, s’est trouvé un aplomb qui lui faisait défaut dans le taekwondo. « Maintenant, si tu me fixes, qui que tu sois, je ne vais pas détourner le regard. » Quant à Stéphanie, la boxe thaïe a assouvi sa soif d’absolu. « Ce que j’aime [sur le ring], c’est qu’on ne peut juste plus s’arrêter. »

Autour d’elles, proches, amis, entraîneurs et collègues témoignent des sacrifices exigés et des embûches essuyées pour maintenir leur flamme aussi haute. Il y a dans le partage de cette intimité de quoi largement inspirer.

Battantes

Unis, lundi, 22 h. En reprise mardi, 10 h et jeudi, 23 h.