Sur vos écrans — 300 jours et 300 nuits d’horreur

Image tirée de «Trust»
Photo: FX Image tirée de «Trust»

L’horreur en couleurs

Après lui avoir consacré quelque dix minutes dans Apocalypse, la Première Guerre mondiale, les réalisateurs Isabelle Clarke et Daniel Costelle revisitent plus longuement la bataille de Verdun, laquelle a fait plus de 700 000 victimes entre février et décembre 1916, bien que peu d’images de celle-ci soient disponibles. De fait, ce n’est que vers la fin de la bataille que des caméramans purent se rendre sur place, mais aucun assaut n’a pu y être filmé. Narré par Mathieu Kassovitz, divisé en deux épisodes, Apocalypse Verdun est donc truffé d’extraits de films de fiction, dont Verdun, visions d’histoire (1928), de Léon Poirier, et des batailles reconstituées par des Allemands. Si ce nouveau volet de la populaire série documentaire a une fois de plus soulevé le débat autour de la colorisation d’images d’archives et de la spectacularisation de la guerre, il rappelle également qu’il y a des limites à étirer la sauce.

Apocalypse Verdun
TV5, mardi, 20 h ; jeudi, 1 h 30

 
 

L’avare

Après Ridley Scott (Tout l’argent du monde), Danny Boyle (Slumdog Millionaire) s’intéresse aussi à l’affaire Getty, qui fit couler beaucoup d’encre en 1973, en lui consacrant une série de dix épisodes. Lorsque son petit-fils (Harris Dickinson) est kidnappé par la mafia calabraise, le richissime J. Paul Getty (Donald Sutherland) annonce qu’il ne versera pas un sou aux ravisseurs et confie l’affaire aux bons soins de son bras droit (Brendan Fraser) et de sa bru (Hilary Swank). Rien ne va plus lorsque ces derniers envoient à la famille une oreille du jeune homme.

Trust
FX, dimanche, 22 h

 
 

Être ou ne pas être acteur

Photo: HBO Image tirée de «Barry»

Bill Hader, l’hilarant Stefon de SNL, fait ses débuts à la réalisation en signant trois épisodes de la nouvelle série Barry, qu’il a créée avec Alec Berg (Silicon Valley). L’acteur y incarne un tueur à gages du Midwest qui se découvre un talent insoupçonné pour le théâtre après s’être installé à Los Angeles. Les choses iront en se corsant lorsque Barry voudra conjuguer son métier et sa nouvelle passion.

Barry
HBO, dimanche, 22 h 30

Le visionnement de la semaine

Le fond du baril, il est au centre correctionnel Madison, en Indiana, théâtre de la série documentaire Girls Incarcerated. C’est là que se retrouvent les adolescentes condamnées à la réclusion pour des mois, voire des années dans le cas de Najwa Pollard, coincée là parce qu’elle n’a tout simplement nulle part où aller ensuite. La série en huit épisodes suit une dizaine de jeunes filles d’environ 17 ans, propulsées du côté sombre de la loi par un passé bardé d’abandons et de relations toxiques. La caméra est franche, laisse les jeunes sujets s’exprimer et sait se retirer quand la tension monte. Ici, on a choisi la croissance des jeunes filles plutôt que la brutalité de leur passé, un choix futé qui donne envie de s’impliquer.

 

Girls Incarcerated
Netflix, dès maintenant

Ciné du Vendredi saint

Il fut un temps pas si lointain où la télévision publique canadienne diffusait tout d’un coup la minisérie de six heures réalisée par le cinéaste italien Franco Zeffirelli racontant la vie du Christ telle que décrite dans le Nouveau Testament. Il est toujours possible de voir (ou de revoir) cette fresque mettant en vedette un Jésus aux yeux bleus, interprété par l’acteur anglais Robert Powell. En complément de programme, un autre classique du cinéma « pascal » signé Cecil B. DeMille mettant en vedette Charlton Heston.

 

Jésus de Nazareth et Les dix commandements
Prise 2, vendredi, dès 13 h

Amélie Gaudreault Le Devoir