«Game Fever»: le jeu n’est pas qu’un jeu

Une scène de «Game Fever»
Photo: Explora Une scène de «Game Fever»

Un amphithéâtre de 40 000 places rempli au maximum de sa capacité pour… un tournoi de jeux vidéo ? Ça se peut ? Oui, et c’est même peu, comparé aux millions de spectateurs qui les observent de la maison ! Le sport électronique a ses légions d’amateurs, mais aussi ses grandes vedettes, et Game Fever nous fait découvrir quelques-unes d’entre elles.

Ce documentaire français nous transporte en Asie, plus particulièrement en Corée du Sud, où les meilleurs joueurs professionnels jouissent d’une reconnaissance inégalée ailleurs. On suit le jeune sOs dans sa quête d’un second titre mondial à Starcraft II, un an après une défaite humiliante qui l’a poussé à se retirer momentanément de la compétition.

Moon, 28 ans, jouit d’une carrière exceptionnellement longue dans le domaine (13 ans) et a atteint le statut de légende vivante de Warcraft 3, lui qui a inventé toute une gamme de stratégies reprises par tous. Gogoing, lui, fait partie d’une équipe chinoise de League of Legends qui tente de ravir le titre aux Coréens sur leur propre territoire, envers et contre tous.

En 80 minutes, Game Fever donne une bonne idée de l’ampleur du phénomène eSport en Asie et souligne son organisation méticuleuse, ses carrières enivrantes, mais éphémères, ses enjeux financiers majeurs. L’oeuvre est filmée de façon resplendissante, mais parfois grandiloquente, réduisant le temps donné à la présentation fluide des jeux au profit d’effets dramatiques inutiles. Et on aurait aussi pris une plus petite dose des narrateurs, plutôt caricaturaux.

Game Fever

Explora, samedi, 20 h