«Une lutte exemplaire»: continuer le combat

«Une lutte exemplaire» poursuit dans la même veine que sa prédecesseure.
Photo: Série+ «Une lutte exemplaire» poursuit dans la même veine que sa prédecesseure.

Quelques jours après la diffusion du dernier épisode du formidable drame judiciaire et politique Une femme exemplaire (The Good Wife) en mai 2016, le réseau CBS annonçait avoir commandé à ses créateurs, Robert et Michelle King, une série dérivée centrée sur le personnage de Diane Lockart, la mentore d’Alicia Florrick, une baby-boomer progressiste et féministe convaincue et convaincante, merveilleusement incarnée par Christina Baranski.

La diffusion devait démarrer sur la plateforme en ligne payante de CBS en mai 2017, mais elle fut devancée en février, quelques semaines après l’assermentation de Donald Trump. Heureuse décision, car c’est durant cet événement mémorable que se passe la scène d’ouverture, où l’on voit l’héroïne complètement dégoûtée devant son écran de télé… Tellement que la redoutable avocate décide alors de prendre sa retraite. Elle devra toutefois se raviser quand elle perd toutes ses économies investies dans des fonds gérés par un proche, qui se fait arrêter pour un scandale financier à la Madoff.

Persona non grata dans son ancien cabinet et même ailleurs, elle se fait recruter par une firme menée par des Afro-Américains, qu’elle affrontait jusqu’à tout récemment dans une affaire de violence policière contre un Noir. Elle se retrouve ainsi du côté de la clôture qui est plus en accord avec ses propres valeurs…

Une lutte exemplaire poursuit dans la même veine que sa prédecesseure, autant dans la forme que dans l’exploration intelligente des enjeux sociaux et politiques actuels, surtout en cette ère politique américaine nouvelle : discrimination raciale, harcèlement sexuel, inégalités sociales… Les King ne réinventent pas leur roue scénaristique, et on ne peut pas vraiment s’en plaindre. Pour une fois.

Une lutte exemplaire

Séries+, jeudi, 21 h