Bienvenue au club des mal cités

Pour les prestations comiques, François Morency, en compagnie de Bianca Gervais, pourra compter sur plusieurs collaborateurs, parmi lesquels Pier-Luc Funk et Rémi-Pierre Paquin.
Photo: Radio-Canada Pour les prestations comiques, François Morency, en compagnie de Bianca Gervais, pourra compter sur plusieurs collaborateurs, parmi lesquels Pier-Luc Funk et Rémi-Pierre Paquin.

À défaut de se retrouver l’an prochain à l’animation du Gala les Olivier, François Morency sera dès vendredi soir à la barre d’Ouvrez les guillemets, émission de variétés alliant entrevues, stand-up et improvisation.

« Comme Martin Petit, Michel Courtemanche et Jean-Michel Anctil, je suis un enfant de l’impro. Quand j’étais jeune, l’humour n’était pas développé comme il l’est aujourd’hui ; on se tournait donc vers la LNI à Télé-Québec. On voulait tous devenir Robert Gravel. Il fallait donc qu’il y ait un segment d’impro », explique François Morency, rencontré en point de presse à Radio-Canada.

« Étant stand-up comique dans la vie, je voulais aussi qu’il y ait du stand-up », poursuit-il. Et puisque je trouve qu’on nous en demande beaucoup en entrevue, soit d’être charmant, drôle et touchant en huit minutes, je voulais que les entrevues soient ludiques. J’aime convier des gens à une entrevue qui ne soit pas menaçante. Je les confronte seulement à des choses qu’ils ont dites, mais jamais à des propos gênants. »

Dans la portion entrevue d’Ouvrez les guillemets, François Morency demande aux artistes de compléter leurs propres citations. Se sont notamment prêtés avec grâce à l’exercice Jean-François Breau, Bianca Gervais et Mélissa Désormeaux-Poulin.

« Ayant fait quelques entrevues dans ma carrière, il y a un paquet d’affaires que j’ai dites, et si on me demandait de compléter mes propres phrases, j’arriverais probablement au même résultat que les invités, qui peuvent finir la phrase ou donner une réponse qui a le même sens 50 % du temps. Dans les talk-shows que j’ai animés, on utilisait ce processus. Je trouve ça encore plus drôle quand une personne a une longue carrière ou a commencé très jeune », confie l’animateur.

« C’est étonnant et très drôle de découvrir comment les artistes n’ont pas dit ces choses, comment ils ne les ont pas dites de cette manière, comment ils ont été mal cités », affirme le producteur Martin Métivier.

J’aime faire des gags à partir de photos, comme je l’ai fait au dernier Gala les Olivier ; je l’avais aussi fait dans mon premier one-man-show en 1997, dans les galas hommages. C’est un élément comique que j’adore !

 

Une photo vaut mille mots

Pour nourrir les gags, François Morency ne se contentera pas de ressortir des citations extraites de diverses entrevues, mais aussi des photos tirées de différentes publications ou publiées par les artistes eux-mêmes sur les réseaux sociaux.

« Ce qu’on voulait amener, c’est l’humour de François afin qu’il punche sur les citations, sur les légendes accompagnant les photos et sur les choix de réponses qu’on offre. On voulait que les blagues soient aussi importantes que les réponses des invités, que ce soit un show humoristique et non un talk-show », révèle Martin Métivier.

« J’aime faire des gags à partir de photos, comme je l’ai fait au dernier Gala les Olivier ; je l’avais aussi fait dans mon premier one-man-show en 1997, dans les galas hommages. C’est un élément comique que j’adore ! » dit François Morency.

Pour les prestations comiques, François Morency pourra compter sur plusieurs collaborateurs, parmi lesquels Mehdi Bousaidan, Anaïs Favron, Pier-Luc Funk et Rémi-Pierre Paquin. À l’exception de quelques numéros improvisés, dont la conférence de presse où l’on doit répondre aux questions à la manière d’une personnalité connue, chaque segment est scripté par Nicolas Boucher, script-éditeur, Philippe Gendron et Julien Trapp, avec le grain de sel des différents collaborateurs.

Parmi ces segments, on retrouvera un bulletin de nouvelles, des entrevues avec des enfants, comme celles que menait François Morency lorsqu’il remplaçait Julie Snyder au Point J, et des topos extérieurs.« En fait, on renouvelle les segments à chaque émission. Par exemple, pour un segment, on va voir Pierre Houde pour nous montrer ce qu’un analyste sportif ne dirait pas. On varie selon les sujets, les invités, selon ce qui nous inspire », dévoile Martin Métivier.

Chaque épisode de 22 minutes nécessitant 44 minutes de tournage, il y a donc plusieurs blagues qui disparaissent au montage. Or, on pourra découvrir certaines d’entre elles, puisque le treizième et dernier épisode de cette première saison d’Ouvrez les guillemets sera composé de moments inédits.

« Ce qu’il faut retenir, c’est que c’est un concept original développé par Attraction Images, en collaboration avec François, que l’on pourrait développer à l’international », conclut Dominique Chaloult, directrice générale de la Télévision.