En avant, comme avant

Louis Morissette, Catherine Trudeau, Vincent-Guillaume Otis et Anne-Élisabeth Bossé lors de la présentation de la nouvelle saison d’Ici Radio-Canada Télé.
Photo: Annik MH De Carufel Le Devoir Louis Morissette, Catherine Trudeau, Vincent-Guillaume Otis et Anne-Élisabeth Bossé lors de la présentation de la nouvelle saison d’Ici Radio-Canada Télé.

C’est le retour du même. Certains soirs, ICI Radio-Canada Télé revient à l’identique, avec les mêmes émissions que l’an dernier, en enfilade. Après tout, la grille fonctionne assez bien merci, alors à quoi bon en changer ?

Il y a des ajouts et des nouveautés, dont cinq séries de fiction qui seront présentées d’ici le printemps 2017 en complément de neuf reprises et poursuites. Le compte a été fait d’entrée de jeu lundi matin par les présentatrices du lancement de presse, la chef d’antenne Céline Galipeau et l’animatrice Véronique Cloutier.

Lâcher prise, la nouvelle série d’Isabelle Langlois (Mauvais Karma, Rumeurs) sur le thème du burn-out prendra l’affiche cet hiver. Les quatre autres créations dramatiques commenceront leurs vies utiles dans les prochaines semaines.

District 31 (du lundi au vendredi, à 19 h) prend le relais de 30 vies. La quotidienne imaginée par Luc Dionne (Blue Moon) raconte le quotidien d’un poste de police de Montréal et de deux enquêteurs en particulier interprétés par Magalie Lépine-Blondeau et Vincent-Guillaume Otis.

Le lundi, à 19 h 30, Mes petits malheurs prend le relais de la série familiale Les Parent. Elle raconte les malheurs et les bonheurs d’un adolescent en vacances, dans les années 1980. La comédie scénarisée par Jean-François Léger met en vedette Jean-Michel Anctil dans le rôle du père du jeune Jeffy, joué par Antoine Marchand-Gagnon.

Feux (lundi, 21 h), sur un nouveau scénario de Serge Boucher (Aveux et Apparences), demeure franchement la production la plus attendue de la rentrée par les amateurs de séries, en ce nouvel âge d’or du genre. Cette fois, M. Boucher raconte l’histoire d’une femme (Maude Guérin) que le hasard réunit avec un homme (Alexandre Goyette) dont la mère a disparu dans un incendie trois décennies auparavant. La production bouclera le récit en quelques épisodes, comme le veut un modèle croissant en télé.

Les Simone (Mercredi, 21 h 30) propose une comédie de moeurs écrite par l’humoriste chroniqueuse Kim Lévesque Lizotte. Le titre se veut un hommage à Simone de Beauvoir. La série raconte l’histoire de femmes trentenaires, dont Maxim (Anne-Élisabeth Bossé), jeune diplômée qui largue compagnon et maison de banlieue pour se retrouver à Montréal.

Les Morissette

Cette série est coécrite par Louis Morissette, touche-à-tout des écrans et de la scène. Il est aussi le narrateur des Petits malheurs. Sa femme, Véronique Cloutier, sera à la barre d’une nouvelle émission de variétés l’hiver prochain en plus de lancer une chaîne portant son nom sur la plateforme Tou.tv.

La grille 2016-2017 de la chaîne généraliste introduit aussi deux nouveautés le vendredi soir. Le jeu Au suivant (20 h) animé par Stéphane Bellavance mise sur la culture générale et la vivacité des participants, des inconnus. La directrice générale de la télévision, Dominique Chaloult, ironise en disant avoir programmé ce jeu parce qu’il ne met pas en vedette des vedettes. La soirée du vendredi se termine avec Les gourmands, un magazine culturel culinaire animé par Francis Reddy et Ricardo Larrivée.

Dernier cas notoire : Info, sexe et mensonges, où l’animateur humoriste Marc Labrèche va décortiquer un sujet brûlant, seul ou en compagnie. Cette création originale, inclassable sur papier, a été enfouie dans la grille généraliste le samedi à 22 h 30. Elle sera diffusée un jour plus tôt, le vendredi à 21 h, sur ARTV.

Pour le reste, tout revient à l’identique, ou presque. Le lundi, L’auberge du chien noir terminera sa longue prestation de 15 saisons. Rien ne change le mardi soir (La facture, Unité 9 et Mémoires vives) comme le jeudi (Infoman, Les dieux de la danse et Enquête). Bien d’autres productions fortes sont de retour, dont La semaine verte, Tout le monde en parle et En direct de l’univers. L’émission du 17 septembre aura Céline Dion comme invitée de prestige. Un concours a permis à 55 000 personnes de tenter d’obtenir une des rares places pour l’enregistrement en studio.


Plus de quoi?

Ottawa a promis 675 millions de plus sur cinq ans au diffuseur public CBC/RC. Le budget sera majoré de 75 millions cette année. La grille 2016-2017 a été composée avec cettte manne en tête.

« Premièrement, nous n’avons pas encore reçu une cenne, dit Louis Lalande, Vice-président principal de Radio-Canada. Mais sur cinq ans, ça donne une énergie nouvelle et ça permet d’envisager des choses. Ça permet d’avoir une perspective sur plus d’une année. On peut commencer à structurer les choses ».

La directrice de la télé Dominique Chaloult ajoute : « Surtout pour les dramatiques. Tu peux envisager plusieurs saisons. À moins qu’elles soient bouclées comme dans le cas de Feux. Les Simone, ça peut durer longtemps. Les Petits malheurs, la même chose. »

Les effets se font aussi sentir du côté de l’info qui peut plus approfondir ses sujets, par exemple en dépêchant des journalistes plus longtemps sur un terrain donné. Le directeur Michel Cormier explique avoir embauché en juin sept nouveaux reporters, « des milléniaux, qu’on a mis dans des postes plus importants ».

Le projet retenu pour la construction de la future Maison de CBC/RC à Montréal sera connu « d’ici Noël », assura la direction. Deux consortiums demeurent en lice. La construction débutera en juin 2017. Les terrains et la tour de l’est seront vendus pour du développement immobilier et la nouvelle permanence radio-canadienne fera partie de l’entente.
2 commentaires
  • Guy Beaumont - Abonné 23 août 2016 09 h 41

    Radio-Canada dépense déjà l'argent qu'elle attend

    La Maison Radio-Canada n'est pas encore vendue que les dirigeant(e)s dépensent déjà les sommes attendues. Les consortiums qui veulent acheter l’immeuble vont vite se repayer avec l'argent que la société leur versera en loyer et en frais divers.

    On dirait qu'il y en a qui ont gagné le gros lot, mais le tirage n'est pas encore fait, non ? C'est vrai que Noël s'en vient et qu'on doit commencer à penser aux cadeaux qu'on veut faire. Le CA Ici SRC promet un beau cadeau pour les fêtes, mais payé comment ?

    Trop, c'est comme pas assez, la direction d'Ici Radio-Canada va toujours chialer, même si elle a tout pour réaliser sa mission. La Maison Radio-Canada n'est pas désuète comme on veut le faire croire. Pourquoi ne pas expliquer la rentabilité du projet de vente ?

  • Martin Dupuis - Inscrit 23 août 2016 16 h 13

    Joie et bonheur

    Apres un long ete souvent imprevisible, voici revenu le temps beni des series d'automne. On dira ce que l'on voudra, la saison de "nos beaux programmes" a quelque chose d'extremement reconfortant. On retrouve de vieux amis et on en rencontre aussi de nouveaux. Le bonheur quoi.