Yannick Nézet-Séguin, tout feu tout flamme

Photo: Marco Borggreve

Parmi les collaborations de Yannick Nézet-Séguin en Europe, quatre sont particulièrement à même de survivre à la future concentration des activités du chef en Amérique du Nord. Il s’agit des relations que le chef québécois entretient avec le Philharmonique de Berlin, le Philharmonique de Vienne, l’Orchestre symphonique de la Radio bavaroise (avec son choeur, le meilleur du monde) et un ensemble moins connu ici : l’Orchestre de chambre d’Europe.

Une complicité « physique » unit le chef et ce petit groupe de musiciens, avec lesquels Nézet-Séguin enregistre les opéras de Mozart pour DG et a gravé les symphonies de Schumann en concert à Paris. Un cycle Mendelssohn, à la nouvelle Philharmonie de Paris, filmé en février 2016, était la suite logique de l’intégrale Schumann et sera prochainement publié en CD. DG — étiquette pour laquelle Karajan a suprêmement raté et Mendelssohn et Schumann, alors qu’Abbado y a embourgeoisé Mendelssohn — a bien raison de se précipiter sur ces interprétations toniques et très nuancées, sculptées à mains nues par le chef québécois. Dans la symphonie Chant de louanges (no 2), le choeur de chambre RIAS et les solistes Karina Gauvin, Regula Mühlemann et Daniel Behle rejoignent la « dream team ». Un délice à déguster en avant-première sur Mezzo TV.

Intégrale des symphonies de Mendelssohn à la Philharmonie de Paris

Mezzo, samedi, 21 h

Yannick Nézet-Séguin dirige l’Orchestre de chambre d’Europe