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La liberté faite femme

La journaliste française Françoise Giroud en 1973, à Paris
Photo: Archives Agence France-Presse La journaliste française Françoise Giroud en 1973, à Paris

De la vie de Françoise Giroud, nul n’a jamais pu tout savoir. Secrète, inflexible, acharnée, la journaliste, qui fut un temps secrétaire d’État à la Condition féminine, a fait de sa vie une lutte pour la femme, pour l’information et pour l’indépendance de pensée. Françoise Giroud : les mystères d’une femme libre, formidable document animé par Laurent Delahousse, n’est pas que portrait — il est aussi une réflexion sur l’histoire de la France et sur le « pouvoir » de la liberté de parole.

C’est surtout par le témoignage d’une multitude de proches, de collègues et d’accointances de Françoise Giroud qu’est reconstituée, très intimement, sa vie. D’origine juive, ce qu’elle a toujours caché, intermédiaire pour la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale, la journaliste passera quelques années au ELLE avant de fonder L’Express en 1953 avec son amant Jean-Jacques Servan-Schreiber, marquant ainsi le début d’un long combat politique de gauche. Ce sera le combat de sa vie, ici minutieusement raconté et soupesé.

Mère absente habitée par son travail, Françoise Giroud a vécu de durs coups : sa tentative de suicide ratée après le désaveu de Jean-Jacques sera suivie de la mort de son fils et d’une courte carrière politique houleuse, son « passage » à droite dans le gouvernement de Giscard d’Estaing, en 1974, n’ayant pas été le coup de fouet politique et social espéré. Ces revers n’auront toutefois jamais altéré son ardeur intransigeante pour les causes qu’elle jugeait valables, quels que soient les moyens nécessaires pour se faire entendre.
 

Un jour, un destin

TV5, mardi à 20 h