Le président du Conseil

Cet épisode d'«American Masters» donne la parole à B.B. King, qui raconte lui-même sa vie, de son enfance à son ascension vers la gloire.
Photo: Kevin Nixon / PBS Cet épisode d'«American Masters» donne la parole à B.B. King, qui raconte lui-même sa vie, de son enfance à son ascension vers la gloire.

Son surnom ? « The Chairman of the Board ». Le président du Conseil. Difficile de trouver un bluesman plus respecté que lui. Et pour ce documentaire d’American Masters, les grosses pointures se précipitent pour témoigner : Clapton, Keith Richards, Bono, John Mayall, Carlos Santana, Ringo Starr, George Benson, Bonnie Raitt, ça ne finit plus. B.B. King est décédé en mai 2015, mais le réalisateur avait travaillé sur ce document pendant deux ans et avait enregistré toutes ses entrevues avant sa mort.

C’est super, parce que B.B. King lui-même y raconte son enfance, la découverte de la ségrégation dans son Mississippi natal, ses premières armes comme présentateur radio à Memphis (de son vrai nom Riley B. King, il était surnommé « Blues Boy King » à la radio, rapidement résumé aux initiales B.B.), et son ascension vers la gloire. Véritable bourreau de travail, il était sur la route 365 jours par année, ce qui a fini par tuer ses deux mariages. Il a influencé tout le monde, mais lui-même admirait Django Reinhardt et T-Bone Walker. Il semble avoir développé par lui-même son jeu de guitare immédiatement reconnaissable. Dans les années 60, B.B. King était admiré par la jeune génération, et c’est avec émotion qu’il se rendra compte qu’il pouvait attirer un large public blanc. Sur le plan cinématographique, ce documentaire est plutôt simple — bio classique, témoignages —, mais donne la parole à un homme remarquable.

B.B. King : The Life of Riley

PBS, vendredi à 21 h