Nostalgies c. réalismes

Dans «C’était mieux avant», le journaliste français Benjamin Carle remet en question la «nostalgie» de la génération Y de son pays.
Photo: Planète+ Dans «C’était mieux avant», le journaliste français Benjamin Carle remet en question la «nostalgie» de la génération Y de son pays.

Facile de dire qu’avant, dans un « âge d’or » hélas disparu, tout allait bien dans le meilleur des mondes — surtout quand le climat ambiant charrie un haut niveau de cynisme. Dans C’était mieux avant, le journaliste français Benjamin Carle (Made in France) remet en question la « nostalgie » de la génération Y de son pays, sorte de refuge devant un présent de plus en plus complexe. « Quand cela nous arrange, notre mémoire n’est-elle pas sélective ? » En comparant des reportages et des témoignages d’archives (années 60-70) avec des réalités très concrètes d’aujourd’hui, cette série documentaire en huit épisodes ausculte ces grands thèmes qui nous divisent encore : politique, emploi, famille, école, immigration… Même s’il est question du cas spécifique de la France, il y a largement de quoi s’y retrouver en tant que Québécois. Planète +, dès vendredi à 20 h

Ces maux d’école

En ouverture de Souffre-douleurs, ils se manifestent, des mots durs : « connard », « sale gouine », « tapette », « tu sers à rien ». Ces insultes, des jeunes les lancent à la figure de leurs condisciples jour après jour. En France, 10 % des élèves se disent harcelés à l’école, statue d’entrée de jeu ce film-documentaire tourné dans un collège de Paris. Par le témoignage à visage découvert (parents, élèves), ce reportage prend la forme d’un manifeste en exposant la méchanceté du harcèlement en classe et en ligne, qui en pousse certains au suicide. RDI, jeudi à 20 h

Redéfinir le monde

Google, Facebook, Twitter emploient des milliers de personnes et font beaucoup d’argent. Beaucoup. Au point où leurs intérêts commencent à nuire à la société, qu’ils sont littéralement en train de redéfinir. Géants du Net : ennemis d’État a fait enquête dans la Silicon Valley et à San Francisco, le quartier général de ces puissances du 2.0, pour comprendre ce que leur poids dans la balance est en train de faire perdre à la démocratie. RDI, mardi à 20 h

Divisions politiques

Dans Inside Llewyn Davis, Oscar Isaac crevait l’écran. Dans Show Me a Hero, une minisérie en six épisodes du réalisateur américain David Simon (The Wire) présentée en version française à Super Écran, il fait marque de la même manière — d’autant que la production est d’une grande qualité. Cette fiction proche du documentaire, adaptée du livre éponyme de l’ancienne journaliste du New York Times Lisa Birkin, suit le quotidien du maire (Isaac) d’une localité de l’État de New York après son élection en 1987, et dont l’avenir politique se joue sur sa réponse au clivage racial de sa « communauté ». Super Écran, dès lundi à 19 h