Effets boomerang

«Sharp» est une websérie en huit épisodes, du nom de l’agence (fictive) de publicité montréalaise Sharp à l'os, jeune startup en mal de financement.
Photo: Lib TV «Sharp» est une websérie en huit épisodes, du nom de l’agence (fictive) de publicité montréalaise Sharp à l'os, jeune startup en mal de financement.

Tout juste embauché par un centre communautaire de Montréal, un écrivain public doit mettre en mots ce que les plus démunis n’arrivent pas à formuler. Analphabètes fonctionnels, ils comptent sur lui pour se faire entendre… La touchante websérie de fiction L’écrivain public, une production en neuf épisodes scénarisée par Michel Duchesne, réalisée par Hervé Baillargeon et mise en ligne sur TV5 en version intégrale la semaine dernière, montre une réalité qu’on sait déjà menacée par l’austérité budgétaire : le travail dévoué d’intervenants sociaux qui aident, petit pas après petit pas, ceux qui ont beaucoup à dire, mais rarement une oreille pour les écouter. Mathieu (Emmanuel Schwartz) devra s’asseoir avec ceux — de l’ouvrier immigrant à la mère monoparentale et au jeune diplômé sans emploi — ayant besoin d’un CV, d’une plainte à la Régie du logement, parfois même d’une lettre d’amour… Un message humaniste à la fois actuel et universel.

Soucis d’agence

Plongeon dans un tout autre milieu avec la nouvelle websérie en huit épisodes Sharp (Lib Tv), du nom de l’agence (fictive) de publicité montréalaise Sharp à l'os, jeune startup en mal de financement. Ses deux directeurs, Jérémie et Gabrielle, se retrouvent englués dans un « effet viral » sur les réseaux sociaux après la diffusion d’une publicité « sexiste », qui n’a pas plu à leur nouveau partenaire Lou — un homme intransigeant et sournois qui finira par s’ingérer dans leurs réunions de production. Très courte (de cinq à huit minutes par épisode), dotée d’un visuel achevé et de comédiens juste assez fous (mention honorable à l’hilarant duo Simon Lacroix-Pascale Renaud-Hébert), cette série de Julien Hurteau met en scène avec un bel esprit le monde du travail moderne mis à mal par les traînées de poudre du 2.0.

Noël au petit écran

Quand sonne le début décembre sonne aussi le retour de l’éternel Ciné-Cadeau, qu’on sait regardé autant par les petits que par leurs parents… Ouvertement nostalgique, la programmation promet cette année les habituels épisodes des Dalton, de Tintin, des Mystérieuses Cités d’or et d’Astérix (dont l’incontournable Les douze travaux). Une fois la progéniture au lit, on pourra ensuite se caler devant Little Miss Sunshine, Bach et Bottine, Le patient anglais, Les Plouffe et La guerre des tuques, dans sa version originale de 1984. On parlait de nostalgie… Télé-Québec, dès lundi à 9 h, 15 h 30 et 18 h 30, puis après 20 h.