Quand le sexe mène le monde

Chez Adolf Hitler, la sexualité passe essentiellement par ses redoutables talents d’orateur.
Photo: Télé-Québec Chez Adolf Hitler, la sexualité passe essentiellement par ses redoutables talents d’orateur.

Existe-t-il un lien entre la sexualité et la dictature ? La sexualité des dictateurs peut-elle éclairer leur comportement ? Question intrigante… avec laquelle on peut facilement sombrer dans le voyeurisme. Ce documentaire français de 2014 prend la question de front, à l’aide d’historiens, de chercheurs et même d’un psychanalyste, qui analysent le comportement des quatre plus grands dictateurs du XXe siècle, selon les auteurs : Hitler, Staline, Mussolini et Mao.

Conclusion : on ne peut pas bâtir une théorie unifiée avec ces quatre cas, dont les vies privées furent fort différentes. Mais chacun d’entre eux représente quand même une certaine facette de l’utilisation de la sexualité dans un contexte de dictature. Mussolini, un prédateur à la sexualité débridée, qui « consommait autant des comtesses que des serveuses », met littéralement son corps en scène comme idéal fasciste de virilité. Avec Hitler, c’est une autre histoire : on lui connaît à peine deux aventures, et chez lui la sexualité passe essentiellement par ses redoutables talents d’orateur. Staline, lui, c’est le « puritain hypocrite », « paranoïaque et psychopathe » : ce n’était pas un coureur de jupons, mais il se servait de la sexualité comme arme de contrôle politique. Avec Mao, enfin, le « boulimique sexuel », on en revient à la vieille tradition chinoise de l’Empereur qui ratisse les campagnes pour garnir son lit, en compagnie de filles de plus en plus jeunes.

Bref, de charmants personnages. Pour qui les femmes étaient surtout des objets de consommation.

La sexualité des tyrans

Télé-Québec, dimanche à 20 h