Chronique d’une imposture

Photo: Télé-Québec

Le profil Amina raconte l’histoire d’une blogueuse syrienne, Amina, dont les réseaux sociaux et les journaux s’étaient entichés dans la foulée du printemps arabe, en 2011. Sandra Bagaria, une Montréalaise qui communiquait avec elle, a fini par tomber amoureuse de la blogueuse — une relation néanmoins purement virtuelle. Déjà pleine de rebondissements, cette histoire a pris un tout nouveau sens lorsqu’on apprit que la blogueuse syrienne n’existait pas : son profil avait été inventé de toutes pièces par un Américain.

Sophie Deraspe s’est intéressée à cette histoire très troublante. « Quand l’imposture fut révélée, expliquait la réalisatrice au Devoir il y a quelques mois, Sandra était sollicitée par les médias du monde entier. Associée à ce scandale, elle a eu envie de s’expliquer à travers le film pour démontrer l’ampleur de l’affaire et montrer qu’elle n’était pas la seule dupée. Tous ceux qui ont appuyé Amina sont des gens hyperinformés, politisés. Mon film aborde la façon d’entrer en communication aujourd’hui, de trouver l’information, autant chez les individus qu’à travers les médias sociaux ou traditionnels, qui veulent aller vite sans nécessairement creuser leurs sources. » Du Liban à la Turquie, d’Israël à Montréal et aux États-Unis, le film reconstruit cette saga virtuelle en enquêtant, cette fois, sur le terrain.

Le profil Amina

Télé-Québec, lundi à 21 h