Passions indiennes

Photo: PBS

Inde, 1932. Les Britanniques forment une petite caste de privilégiés qui dirige une population de centaines de milliers de personnes. L’été, ils vont traîner dans des clubs privés de Simla, près de l’Himalaya, « interdits aux chiens et aux Indiens » et où ils peuvent étaler leurs petites intrigues. Mais la colère, souterraine, commence à gronder, alors que des Indiens s’apprêtent à se révolter contre leurs maîtres… Voilà le point de départ de cette série britannique en neuf parties (une suite est déjà commandée) produite par Channel 4 — ce serait la plus coûteuse jamais produite par ce réseau. Le sujet d’une petite caste isolée qui ne voit pas que le monde s’écroule autour d’elle n’est pas forcément nouveau, mais ici, le contexte est assez intéressant, alors que l’Inde comme nation s’apprête à relever la tête. On a comparé Indian Summers à Downton Abbey : il est vrai que la reconstitution historique est très soignée, que les images sont magnifiques, les paysages luxuriants, les décors somptueux. Mais le contexte sociopolitique est beaucoup plus accentué que dans Downton Abbey. Le premier épisode est assez touffu, avec beaucoup de personnages qui s’entrecroisent sans qu’on sache trop à qui s’attacher : il faudra voir comment ça évolue.

Masterpiece Classic : Indian Summers

PBS, dimanche à 21 h