Bombe à retardement

Photo: RDI

Il y a 70 ans, les 6 et 9 août 1945, la bombe atomique explosait sur Hiroshima, puis sur Nagasaki. Ce largage a signé la fin de la guerre, mais aussi l’aboutissement « concret » de recherches risquées conduites en grand secret par des scientifiques dans le désert américain. Ce documentaire en trois parties est le compte à rebours d’une peur viscérale vécue par les savants réunis à Los Alamos, dès 1942, pour le projet Manhattan : voir les Allemands trouver avant eux la recette de la bombe atomique.

Marqué du sceau du président Roosevelt lui-même, ce projet est à l’époque une course nécessaire. Les Alliés doivent clore la guerre, trouver de quoi stopper les nazis. Dans un laboratoire construit à toute vitesse par l’armée américaine loin des côtes, loin des oreilles, un petit groupe de Nobel et de savants venus du monde entier s’isole — ce sont les « Lumières » d’Oppenheimer, le cerveau principal du projet. Chacun a sa tâche, son caractère, ses forces, mais tous sont confinés, censurés, suivis partout pour éviter les fuites. Pendant que l’Europe est à feu et à sang, il leur faut dessiner les plans de la future arme nucléaire.

Par des entrevues inédites et le miracle des archives, on revoit le travail de ces génies de l’ombre que motivait le « bien », aussi mal soit-il devenu. Essais, tractations, accidents, espionnage, doutes et paranoïa forment une trame nerveuse — sorte de suspense qu’on suit un peu essoufflé, mais avec une fascination toute documentaire.

La bombe atomique en 1000 jours

RDI, du mardi 4 au jeudi 6 août, 20 h.

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