Comme dans un théâtre d’été…

Photo: Super Écran

C’est gros, c’est (un peu) gras, ça cabotine à qui mieux mieux, mais ça risque de plaire énormément à un public friand de comédie de situation à l’ancienne, un peu comme au théâtre d’été. Madame Lebrun est une adaptation bien québécoise d’un gros succès de l’antenne écossaise de la BBC. Un gros succès public et non critique. Cette version mise en scène (tournée devant public) par René Richard Cyr et réalisée par Luc Sirois plaira aussi aux fans de Benoit Brière du temps des publicités de Bell, dans lesquelles on le voyait souvent incarner des personnages féminins avec une dégaine caricaturale réjouissante. Le comédien se cantonne encore dans ce registre sous les traits de madame Lebrun, une veuve dans la soixantaine, aux manières rudes et à la langue épicée et bien pendue, qui vit avec son vieillard de beau-père (Pierre Collin), qu’elle ne se gêne pas pour malmener un peu, et ses deux enfants dans la trentaine qu’elle couve encore un peu trop.

On voit venir la plupart des intrigues et des répliques des kilomètres à la ronde et les comédiens, Brière en tête, décrochent souvent, parfois même par exprès. Cela dit, l’ensemble, qui rappellera aux nostalgiques certaines pièces du regretté Gilles Latulippe, procure un certain plaisir — pour certains, coupable — et risque de connaître une suite, comme dans son pays d’origine.

 

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Madame Lebrun

Super Écran, mercredi 27 mai à 20 h