Quand le journalisme prend tout son sens

De retour de longues vacances forcées, Will McAvoy, présentateur vedette d’une chaîne d’information américaine obnubilé par les indices d’écoute, revient au boulot pour trouver une salle de rédaction presque déserte. Résolu à reprendre le collier, il doit composer avec une nouvelle équipe de jeunes journalistes menée par une ancienne flamme, Mackenzie MacHale, avec qui il a une relation plutôt compliquée.

 

Idéaliste, cette journaliste d’expérience convainc McAvoy de revenir aux sources du grand journalisme américain et d’abandonner l’information spectacle dont le seul but est de fournir de bons indices d’écoute, ce qui ne fait pas l’affaire des grands patrons de la chaîne, soucieux de conserver l’appui des groupes qui financent la chaîne. Qu’à cela ne tienne, McAvoy et son équipe, appuyés par un cadre favorable à l’idée, se lancent dans l’aventure et adoptent une politique éditoriale totalement différente en misant sur l’intelligence du public plutôt que sur ses émotions.

 

C’est sur cette trame de fond que Salle de nouvelles (The Newsroom en version originale) nous plonge dans l’effervescence d’une salle de rédaction respirant au rythme des grands événements qui ponctuent l’actualité américaine.

 

Écrite par Aaron Sorkin, à qui l’on doit aussi À la Maison-Blanche (The West Wing), Salle de nouvelles met en vedette Jeff Daniels, excellent dans le rôle d’un McAvoy talentueux, brillant, mais combien irascible. Les scènes où McAvoy et son équipe livrent leur bulletin d’information quotidien sont particulièrement réussies. Présentée pour la première fois en juin 2012 sur HBO, Salle de nouvelles en sera cette année à sa troisième et ultime saison. Du bonbon pour qui s’intéresse un tant soit peu à l’information et à la manière dont elle est livrée.

Salle de nouvelles

Télé-Québec, 20 h