À voir le jeudi 30 janvier - Limiter les dégâts


Le thriller politique est un genre télévisuel à prendre avec des pincettes, à approcher avec doigté, confiance et expérience. Et malgré toutes ces conditions réunies, il est facile de faire fausse route. 

Parlez-en à Luc Dionne, le créateur de Bunker, le cirque, une expérience québécoise qui n’a pas connu le succès escompté, malgré ses indéniables qualités. Si on reste en nos terres, on remarque que Mirador est la seule série récente s’aventurant dans les eaux politiques à avoir obtenu les faveurs du public. Scandale est en quelque sorte un équivalent américain, mais avec beaucoup plus de moyens et des intrigues plus «washingtoniennes»... 

Créé par Shonda Rhimes, la femme derrière Grey’s Anatomy, cette série-vedette du réseau ABC qui en est déjà à sa troisième saison nous emmène derrière les portes closes de la firme de «gestion de crises» d’Olivia Pope, l’ancienne directrice des communications du président des États-Unis. 

Avec son équipe d’«associés», des avocats, détectives ou fouineurs professionnels au passé pas toujours net, l’élégante et débrouillarde experte en contrôle de l’information prend sous son aile des gens plus ou moins importants qui se sont mis dans un pétrin risquant de mettre en danger leur réputation ou celle de gens importants. 

On n’est donc jamais très loin de la Maison-Blanche et du bureau ovale, où l’héroïne, interprétée avec l’aplomb qu’il faut par Kerry Washington (d’ailleurs en nomination pour ce rôle aux Emmys et aux Golden Globes), est une habituée. Bien qu’elle ait quitté ses fonctions officielles depuis un certain temps, une partie de son coeur semble toujours y être bien accroché.... 

Ce rôle est inspiré de la vraie directrice des communications sous Bush père, Judy Smith, qui mène depuis longtemps ce genre d’entreprise et qui agit en tant que productrice déléguée et conseillère technique sur la série.

Entre histoires de coeur, de crimes odieux et de petite politique, ce thriller, certes plus propret que House of Cards mais tout de même captivant dans sa façon de présenter un univers complexe et cruel, se laisse regarder avec grand plaisir.

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