À voir le lundi 13 janvier - Pense Internet, Paula

Les étudiants en journalisme qui poursuivent cette session leur formation dans les programmes de communication des universités québécoises sont nés au moment de la diffusion des différentes saisons de Scoop, entre 1992 et 1995.

La série du duo Réjean Tremblay et Fabienne Larouche aura cumulé 52 épisodes de 55 minutes, tous campés ans le domaine du journalisme.

Oui, mais duquel? D’un journalisme à papa, installé peinard à L’Express, version fictive de La Presse. Ce monde était déjà passé à l’informatique, un peu marqué par les réseaux d’information continue, mais encore capable de se donner le luxe du temps, de l’enquête, dans des empires de presse encore suprêmement en moyens.

Une bonne partie de ce monde a basculé dans les poubelles de l’histoire. Le monde change et la nouvelle série Les jeunes loups a la prétention de le démontrer.

Oui, mais comment? La nouvelle gent lupine travaille au Matin, et surtout pour son portail. L’équipe est «unie par une quête de vérité et de justice». Elle se promet surtout de tout dire et de n’avoir peur de personne. Dans le bureau de la patronne, au mur, il y a ce mot d’ordre: «Tout doit être dit.»

La galerie de personnages comprend une coproprio du média, fille de journaliste (Julie Perreault), une chef de pupitre surdouée en informatique, lesbienne et punkette (Catherine Bérubé), elle aussi copropriétaire, une rédactrice en chef dépassée, la Paula qui ne pense pas assez Internet (France Castel), une chroniqueuse aux arts parvenue et adultère (Jacynthe René), un vieux routier alcoolo, blessé mais encore efficace (Luc Picard), un fils de bonne famille tombeur de ses dames mais qui bosse extrêmement bien (Pierre-Yves Cardinal). Une vraie salle de rédaction, quoi.

L’action se situe encore à Montréal, mais au XXIe siècle, où tout va si vite. Il y a des banquiers pas trop nets, des gangs de rue, la mafia, l’apparence d’un crime d’honneur dans une famille musulmane. Bref, comme dans Scoop, comme dans Lance et compte, il s’agit évidemment d’un prétexte, enfin, d’un moyen pour parler d’autre chose: du monde du travail, des rapports hommes-femmes, des relations entre le quatrième pouvoir et le reste.

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