À voir le mercredi 11 décembre - Comme un bon chocolat artisanal

Aujourd’hui est un grand jour pour Angélique Delange. En effet, la jeune chocolatière passionnée et talentueuse doit passer un entretien d’embauche auprès de Jean-René Van den Hugde. Héritier d’une maison de chocolat autrefois prestigieuse mais à présent en déclin, Jean-René est pour sa part à la recherche d’un nouveau représentant afin de stimuler ses ventes catastrophiques. Aussi engage-t-il Angélique qui, souffrant d’une timidité paralysante dès lors qu’elle devient le centre de l’attention, ne parvient pas à préciser à son nouveau patron qu’il y a erreur sur la personne. Du reste, avec son caractère exécrable, Jean-René n’inspire guère le rouspétage.

Et c’est ainsi que, de quiproquos en malentendus, comme cela se produit dans les vues, les vieilles, celles d’autrefois dont le film de Jean-Pierre Améris convoque le souvenir affectueux, Angélique et Jean-René s’éprennent l’un de l’autre. Et ce n’est que le début des Émotifs anonymes.

Les émotifs anonymes, une comédie sentimentale contemporaine conjuguée au passé simple — mais pas simpliste —, constitue une belle surprise. Une histoire d’amours d’abord improbables, puis contrariées, puis raccommodées.

Les émotifs anonymes carbure à la nostalgie assumée et bien calibrée, chaque secteur du film, du scénario à la mise en scène en passant par la direction artistique et surtout la direction d’acteurs, concourant à créer une oeuvre légère, certes, mais non moins ingénieuse et surtout parfaitement homogène. À savourer, vous l’aurez compris, comme un bon chocolat artisanal.

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