À voir le dimanche 3 novembre - Céline ou Mélanie ?

C’est soir d’élections municipales, faut-il qu’il m’en souvienne? Et comme ajouterait ce cher Apollinaire, la joie vient toujours après la peine. Qui l’emportera? Lesquels mordront la poussière, mais aussi le balai et le plancher? Plus de 1100 municipalités vont aux urnes pour pourvoir environ 8000 postes. Un sur cinq a déjà été accordé par acclamation. Ou plutôt sans opposition, par défaut, pour le meilleur et pour le pire.

 

À Québec, les jeux semblent faits, et Régis Ier continuera vraisemblablement son règne.

 

À Montréal, une grosse douzaine de candidats se font la lutte, mais quatre seulement peuvent plus ou moins sérieusement prétendre au titre.

 

La campagne s’annonçait monotone. Denis Coderre pensait filer vers une trop facile prise du pouvoir avec Richard Bergeron à peine sur ses talons. L’entrée dans le jeu de Marcel Côté a fait croire que les cartes se brouillaient, jusqu’à la gaffe des appels robotisés.

 

Finalement, la vraie de vraie surprise est venue de Mélanie Joly, Cendrillon de ce conte pour adultes. Partie avec presque rien (sauf le carnet de bal de son papa), bourrée de volonté, la jeune avocate semble incarner la solution de remplacement, peu importe laquelle, oserait-on dire, dans le contexte de l’immense fatigue politique du Canada français en général et de Montréal en particulier.

 

La couverture de la soirée électorale se déplace sur les réseaux spécialisés (RDI et LCN). La chaîne d’info continue de Radio-Canada ouvre le grand jeu à 18h30 et le refermera quand il le faudra.

 

ICI Radio-Canada Télévision s’en mêle à compter de 22h40, après le Téléjournal de 22h20. On ne badine pas avec Tout le monde en parle, qui aura été enregistrée plusieurs jours auparavant et ne pourra donc même pas causer changement ou continuité politique.

 

Les autres grandes chaînes généralistes en rajoutent dans le confort et l’indifférence en programmant un film (Danse tes rêves, à V) et un spécial Céline Dion au Banquier (à TVA). Quoiqu’on puisse aussi voir une métaphore de notre société actuelle dans ce sparage spectaculaire où un candidat se fait offrir à répétition des mallettes plus ou moins remplies de fric...

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