À voir le lundi 4 novembre - Le réchauffement diplomatique

Quand il est devenu président en 2000, Vladimir Poutine a voulu redonner à la Russie son statut de grande puissance. Aujourd’hui, son pays ne rivalise peut-être pas avec l’hyperpuissance américaine, mais il est sorti du marasme dans lequel il s’enfonçait sous la présidence de Boris Eltsine, son prédécesseur.

 

Pour y arriver, Poutine n’a pas fait dans le détail. Il a mis au pas les «séparatistes» tchétchènes et les «oligarques», ces nouveaux riches dont le pouvoir grandissant l’inquiétait. Manipulant les élections, jouant à la chaise musicale avec son ami Dmitri Medvedev, l’ancien fonctionnaire du KGB a mis en place un «système Poutine» qui n’est pas sans rappeler, par certains aspects, l’ancien système soviétique. Avec un petit côté stalinien même, puisque Vladimir Poutine a mis en place un culte de la personnalité assez poussé.

 

Il n’a cependant pas restauré le communisme, l’accumulation du capital se portant plutôt bien en Russie.

 

Sa première présidence commence par une crise au sujet du bouclier antimissile des Américains, avec la classique expulsion d’«espions» des deux côtés. Le courant passe pourtant assez vite entre le nouveau maître du Kremlin et celui de la Maison-Blanche, George W. Bush, surtout après le 11-Septembre. Il y a eu ensuite des dissensions à propos de la guerre en Irak, suivies d’un nouveau rapprochement. C’était avant que la «guerre froide» ne ressuscite en raison du conflit en Syrie et avant le coup de maître qui a consisté à faire signer par son allié Bachar al-Assad le traité sur les armes chimiques.

 

Ces derniers épisodes ne font cependant pas partie du documentaire de la BBC que TV5 présente en deux parties, ce soir et lundi prochain, parce qu’il s’agit d’un condensé d’une série qui avait été diffusée en février 2012.

 

Le documentaire est un peu ambitieux, mais il a le mérite de présenter plusieurs entrevues avec des acteurs importants, dont Condoleezza Rice et Colin Powell.

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