À voir le jeudi 3 octobre - Combattre l’extinction... vraiment

Les zoos sont des endroits où les humains tombent amoureux des animaux sauvages.

 

Mais encore... On dénombre quelque 10 000 zoos à travers le monde, du plus grand, accrédité, en milieu urbain, en passant par les parcs safaris, aquatiques, jusqu’au plus petit regroupement d’animaux, non accrédité et à peine surveillé. C’est une immense affaire de plusieurs milliards de dollars qui attire 700 millions de visiteurs par année. En Amérique du Nord, les zoos attirent plus de visiteurs payants que tous les grands sports professionnels réunis. En fait, il n’y a pas d’autre institution dans le monde aussi adorée et aussi vilipendée que le zoo moderne.

 

Les zoos, plus ou moins tels qu’on les connaît, existent depuis l’apparition de la civilisation. Des évidences prouvent que les zoos existaient déjà il y a près de 5000 ans en Égypte.

 

Mais cette fascination que nous éprouvons pour les animaux sauvages n’est pas nécessairement une bonne chose pour ceux-ci. «Être aimé par les êtres humains, ce n’est pas le meilleur des mondes pour les animaux», relate David Hancocks, un expert australien sur le sujet. Le débat concernant la captivité d’animaux sauvages, que ce soit pour la recherche, la reproduction ou pour divertir, continue.

 

Les critiques soulèvent le problème du trafic d’animaux vivants, exploités pour les profits et le divertissement, placés à vie dans des cages ou des enclos non adaptés, stressés. Les exploitants de zoos affirment de leur côté qu’ils éduquent le public en fournissant un refuge, un sanctuaire pour les espèces en voie d’extinction... Alors que les humains poursuivent la destruction de l’habitat naturel de plusieurs espèces, les zoos seraient-ils nos arches de Noé modernes?

 

Aujourd’hui, les zoos sont des endroits où les animaux sauvages - de moins en moins puisque plusieurs naissent en captivité - sont en sécurité, soignés et bien nourris. Alors qu’au début du siècle dernier on se demandait même comment garder ces animaux vivants : on donnait aux gorilles du gâteau aux fruits et de la crème anglaise !

 

Mais le zoo tel qu’on le connaît doit changer, évoluer, estiment plusieurs. Et ce sont des endroits difficiles à concevoir. Trois parties se côtoient: les gardiens, les visiteurs et les animaux. Et s’il y a un compromis à faire, c’est invariablement ces derniers qui devront le faire, au détriment de leur bien-être, et ce, même si on ne leur demande pas leur avis...