Télévision à la une - Le cyclisme au-delà du Tour

Le peloton qui s’amène pour les Grands Prix cyclistes est probablement le plus relevé à avoir roulé au Québec depuis les Championnats du monde de 1974 à Montréal. Pour la première fois, le détenteur du maillot jaune du Tour de France sera de la partie, le Britannique Chris Froome ayant confirmé sa présence après avoir participé au USA Pro Challenge et poursuivi l’entraînement en altitude dans les montagnes du Colorado.

 

Ajoutez à cette immense vedette d’autres gagnants du Tour, dont l’Espagnol Alberto Contador et l’Australien Cadel Evans, ainsi qu’Andy Schleck (gagnant 2010 après le déclas-sement de Contador pour dopage), puis la jeune sensation américaine Teejay Van Garderen (gagnant du Tour de Californie et du USA Pro Challenge cette année, cinquième place et maillot blanc du meilleur jeune au Tour de France 2012), le Slovaque Peter Sagan (gagnant du maillot vert cette année et la précédente au Tour de France), le Canadien Ryder Hesjedal (gagnant du tour d’Italie en 2012), et vous obtenez ce dont l’organisateur Serge Arsenault rêve depuis les premiers tours de roue de l’événement: une carte de rêve.

 

Bon positionnement

Est-ce à dire que l’événement prend du galon? Chose certaine, il profite d’un très bon positionnement au calendrier (entre le USA Pro Challenge et les championnats du monde, tout de suite après le tout nouveau Tour de l’Alberta), du statut d’unique course de calibre World Tour (le plus haut niveau du sport) en Amérique, et aussi d’une excellente réputation. En partie grâce à son orga-nisation impeccable, invariablement saluée par les coureurs comme par leurs patrons d’équipes.

 

Mais il jouit aussi d’un accueil étonnant du public (même à Québec, où la course se tient un vendredi, en plein jour) et d’une couverture télévisuelle inespérée dans ce pays qui s’intéresse à peine plus au cyclisme qu’au cricket.

 

La présence de nombreux Québécois dans les plus prestigieuses escouades cyclistes du monde est peut-être en train de changer les choses, cependant. Dominique Rollin, membre de l’équipe française FDJ.fr, François Parisien, de la néerlandaise Argos-Shimano et David Veilleux, de la vendéenne Europcar - le premier Québécois à terminer le Tour de France -, figurent parmi les talents locaux qui contribuent à l’intérêt croissant des médias pour l’événement. D’autant qu’ils y seront cette année.

 

Mais sans la télé, le spectacle n’atteindra jamais sa cible: les masses de gens qui, chez eux, regardent d’un oeil curieux, s’intéressant distraitement à ce sport pour découvrir, peut-être, qu’il est le plus télévisuel d’entre tous. Car seule la caméra peut suivre les coureurs et les animateurs, faire le récit de la course. Sur place, même grâce au concours des réseaux sociaux qui relaient quantité d’informations, les spectateurs sont condamnés à n’en saisir que des bribes.

 

Meilleure introduction

La course de Québec, diffusée en version condensée sur les ondes de TVA, le samedi, est sans doute la meilleure introduction possible au sport. Dépouillée des temps morts inhérents au cyclisme, qui est un sport d’attente et de stratégie, le spectacle s’avère haletant. Et ceux qui y prennent goût pourront tenter l’expérience en direct, le lendemain, puisque la même chaîne diffuse quatre heures de la course (à TVA Sports, toutes les cour-ses sont diffusées en entier, et en direct, y compris le Challenge Sprint, jeudi dernier, à 16 h).

 

Sur le terrain, c’est la même équipe que celle du Tour de France qui s’assure de relayer les meilleures images possible. Parachutés ici pour l’occasion, les conducteurs de motos et leurs caméramans sont rompus au difficile exercice de suivre le peloton, les échappées et de livrer toutes les images de cette guerre d’usure où les puncheurs et les grimpeurs s’affrontent, puisque ces parcours ne présentent aucun intérêt pour les purs sprinteurs, comme les Mark Cavendish, André Greipel ou Marcel Kittel, ces derniers ne pouvant soutenir le rythme dans la multitude de montées au programme.

 

À l’animation, les téléspectateurs retrouveront Bernard Vallet qui, avec Randy Ferguson, assurera l’analyse. Quant à l’animation, autrefois confiée au regretté Richard Garneau, elle sera assurée par Karine Champagne.

 

Les Grands Prix cyclistes / GP de Québec TVA, samedi 14 septembre de 14h à 16h en différé

Les Grands Prix cyclistes / GP de Montréal TVA Sports, dimanche 15 septembre de 10h30 à 16h30 en direct et TVA de 14h30 à 16h30