À voir le jeudi 12 septembre - Bande-annonce de fantasme professionnel

On pourrait se dire «encore une émission mettant en vedette des vedettes», et on aurait un peu raison...Mais cette nouveauté d’Artv, qui donne à plusieurs acteurs bien connus du public (Anne Dorval, Alexis Martin, Sylvie Morin, Gilles Renaud) la chance de réaliser un «fantasme professionnel» sous la forme d’une bande-annonce, dépasse heureusement le simple «flattage de stars» pour nous montrer les coulisses imposantes d’une production télévisuelle.

Chaque semaine, les comédiennes Amélie Lafleur, Julie Roussel et Émilie-Delphine Delaunay (vous ne les connaissez pas de nom, mais vous les avez vues quelquefois au petit écran...) jouent aux «fées marraines» auprès de leur invité chanceux, qui leur révèle les grandes lignes de leur «rôle de rêve», celui pour lequel ils n’ont jamais été approchés ou celui qu’ils ne pourront jamais décrocher. Ce dernier doit enrober le tout de préférences culturelles plus larges.

Dans le premier épisode mettant en vedette l’actrice Catherine Trudeau (la fameuse Lyne-la-pas-fine et tête d’affiche de la nouvelle comédie La vieparfaite), une abonnée aux rôles peu sympathiques ou rebelles souhaite incarner une gentille boulangère qui sème le bonheur autour d’elle dans un film musical «vieille France», citant Les parapluies de Cherbourg comme inspiration.

Nous voyons ainsi la principale intéressée, les actrices-animatrices, ainsi qu’une armée d’artisans, de techniciens des différents corps de métier qui oeuvrent dans le domaine de la télévision (scénaristes, compositeurs, chorégraphes, caméramans, régisseurs, etc.) dans les différentes étapes de production de cette bande-annonce, disposant de moyens dont rêveraient bien des cinéastes en devenir. L’épisode se termine sur un visionnement «officiel» organisé dans une vraie salle de cinéma.

L’ensemble se laisse regarder comme un bon making-of qu’on souhaiterait parfois voir s’attarder plus longuement sur le travail des artisans de l’ombre, si nombreux, que l’on voit passer en coup de vent. Une petite demi-heure de plus n’aurait pas été de trop.

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