À voir le vendredi 26 juillet - Hommage à Jacob’s Pillow

Blotti dans la campagne du Massachusetts, Jacob’s Pillow, le plus ancien festival de danse américain, s’est offert un documentaire pour célébrer sa 80e saison l’an dernier, Never Stand Still. La manifestation artistique fondée par Ted Shawn a brisé le mur entre artistes et public, entre danse classique et danse moderne, réunissant tous les styles dans le site bucolique d’une ancienne ferme - devenue site historique national.

 

Chaque été, une cinquantaine de productions s’y déploient en salle et quelque 200 spectacles y sont offerts à ciel ouvert. Artistes établis et jeunes compagnies s’y croisent. Le festival abrite aussi une importante école et donne une foule d’ateliers.

 

Never Stand Still fait le portrait sobre de ses artisans et participants qui voient, dans la longue vie du festival, le reflet d’un art exaltant qui ne peut jamais s’arrêter d’évoluer.

 

Le danseur et chorégraphe Ted Shawn a acheté la ferme abandonnée en 1931, mais c’est dans les années 40, après sa séparation d’avec la danseuse Ruth St-Denis, qu’elle devint le repaire de la danse. Il a dirigé le festival jusqu’à sa mort en 1972.

 

Ce récit historique de Jacob’s Pillow s’entrelace aux entrevues avec plusieurs défricheurs américains. Le documentaire, de facture plutôt classique et narré par le chorégraphe Bill T. Jones, donne notamment voix aux papes de la danse moderne américaine Mark Morris et Paul Taylor - et sert d’écrin à la dernière (courte) entrevue de Merce Cunningham. La muse de Balanchine, Suzanne Farrell, de plus jeunes artistes et des chorégraphes internationaux témoignent aussi de leur propre parcours et du sens de ce lieu unique de transmission et de partage, comme l’Indienne Shantala Shivalingappa, Gideon Obarzanek et le fondateur de la troupe australienne Chunky Moves.

 

Cette année, deux troupes québécoises sont au programme de Jacob’s Pillow: O Vertigo (du 7 au 11 août) et La Otra Orilla (du 14 au 18 août). La troupe Ballet BC, de la Colombie-Britannique, vient d’y baptiser son nouveau programme de quatre pièces qui ouvre le Festival des arts de Saint-Sauveur, le 26 juillet.

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